• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > Que veulent les candidats pour l'agriculture ?
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 04-12-2015

Que veulent les candidats pour l'agriculture ?

Interview croisée //// Les élections régionales des dimanches 6 et 13 décembre vont porter à la présidence du conseil régional des Pays-de-la-Loire une nouvelle tête pour succéder à Jacques Auxiette, en poste depuis 2004. Ce sera soit Bruno Retailleau, 55 ans, président du groupe de Les Républicains au Sénat, qui conduit la “Liste d'union de la droite et du centre”, soit Christophe Clergeau, 47 ans, 1er vice-président sortant du conseil régional, qui mène la liste “Tous unis pour les Pays de la Loire, la gauche et les écologistes”. La rédaction de L'Avenir Agricole les a interrogés sur leurs propositions agricoles, leur vision du monde rural et les grands axes de leur politique.

Quelles seront vos priorités en termes de politique agricole ? Christophe Clergeau : En Pays-de-la-Loire, nous avons la chance de disposer de productions locales de qualité et en quantité suffisante : 1re région pour les produits de qualité certifiés, 2e région pour l’agriculture biologique en surface, et l’agroalimentaire représente le 1er secteur industriel de la région. Pour faire face à l’évolution du monde agricole, je veux pérenniser une agriculture durable, garantir une alimentation de qualité et de proximité aux consommateurs, préserver les terres agricoles de l’urbanisation et protéger la biodiversité. Le soutien à l’élevage, à l’installation, à l’émergence de filières de qualité, à l’agroécologie et à l’agriculture biologique, et à la mise en place d’une véritable politique de filière, seront des axes structurants pour le prochain mandat. Bruno Retailleau : Je considère que l’agriculture est un secteur stratégique pour les Pays-de-la-Loire, qui conditionne l’existence de dizaines de milliers d’emplois. Face à la succession de crises que traversent nos agriculteurs, je propose le lancement d’un plan d’urgence pour le secteur agricole. Ce plan passera notamment par un soutien renforcé de la Région à la modernisation et la transmission des exploitations, par un travail d’inventaire sur toutes les normes ou les contraintes régionales afin de supprimer celles qui n’ont pas lieu d’être, mais également par des actions concrètes pour créer de nouveaux débouchés : l’approvisionnement 100 % viande française dans les cantines ou les self des lycées et des CFA, le développement de l’export mais également des circuits courts pour promouvoir le “manger local”. L’agriculture n'apparaît que comme un des volets de la politique économique de la Région. Pourtant, les financements, notamment européens, gérés par la Région sont devenus importants. Est-il envisagé de créer une commission Agriculture ? C. C. : Au-delà de la question d’une commission exclusivement dédiée à l’agriculture, je crois surtout nécessaire que cette dimension irrigue toutes les commissions. C’est le cas par exemple pour l’éducation. La question de la formation dans les lycées agricoles, dans les CFA, les maisons familiales rurales, etc., doit bien être connectée avec les autres aspects des politiques qui concernent l’agriculture. Nous aurons des élus qui auront dans leur délégation cette responsabilité de s’assurer de la cohérence, de la transversalité et qui auront à assurer un dialogue permanent avec le monde agricole. B. R. : Je préfère muscler les actions agricoles plutôt que de créer une énième commission à la Région. Si la multiplication des commissions réglait vraiment les choses, il n’y aurait plus de problèmes en France ! Concernant le renforcement des compétences des Régions en matière agricole, je considère que c’est une bonne chose car les financements sont toujours mieux utilisés lorsque ceux qui les gèrent ont un lien direct avec le territoire. Mais cela n’exonère pas l’Etat de son rôle stratégique en matière agricole, notamment pour peser à Bruxelles en faveur d’une Pac qui protège vraiment nos agriculteurs et nos territoires. Le monde agricole, c'est aussi le développement rural, le désenclavement numérique, la lutte contre la désertification médicale : quels sont vos projets pour l’équilibre des territoires, entre urbain et rural ? C. C. : Pour moi, la définition même du développement de notre territoire, c’est l’équilibre entre les territoires ruraux et urbains. Je refuse de les opposer, c’est un débat stérile. Ce qui est important c’est de pouvoir répondre aux attentes des habitants partout où ils vivent. Par exemple la création de 50 nouvelles maisons de santé pour lutter contre la désertification médicale, la couverture du haut débit partout ou la création de 1 000 projets locaux pour permettre la création d’emplois partout avec un dispositif très simple dans de nombreux domaines : tourisme, commerce, numérique, artisanat... B. R. : Il y a une fracture territoriale en France aujourd’hui, et cette fracture passe aussi par les Pays-de-la-Loire. Trop de territoires se sentent oubliés, abandonnés même. Je ne veux pas d’une région à deux vitesses : oui à une métropole forte, à des villes moyennes attractives, mais non à une ruralité délaissée ! Je propose la mise en place d’un pacte régional pour la ruralité, avec des fonds de soutien aux commerces de proximité sous forme de prêts à taux zéro (cafés, épiceries, stations-service, distributeurs de billets, etc.) pour dynamiser nos centres bourgs, des aides renforcées à la création de maisons de santé avec une bonification pour les territoires ayant une faible densité médicale ; la lutte contre les zones blanches téléphoniques et l’accès au très haut débit pour tous, des cars à haut niveau de services dans les petites communes qui n’ont pas accès au train. J’ai une conviction, que je tire d’ailleurs de ma vie personnelle puisque j’habite une petite commune, Saint-Malo-du-Bois, depuis que je suis né : la ruralité, ce n’est pas seulement un territoire, c’est aussi une manière d’être ensemble, c’est une certaine idée de la solidarité. Cette idée, j’y suis particulièrement attaché. “Mon plan d’urgence : soutien à la modernisation et à la transmission, suppression des contraintes inutiles, et création de nouveaux débouchés”

Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services