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Bovins lait - 27-11-2015

D’une lactation à l’autre : les clés 
d’une transition réussie

CONDUITE DE TROUPEAU//// La période de transition est une phase cruciale pour la réussite de la lactation. Des leviers permettent de régir dans de bonnes conditions cette étape déterminante. Explications avec la vétérinaire Delphine Ferré-Fayache.

La période de transition, 21 jours avant et 21 jours après le vêlage, conditionne le succès de la lactation”, affirmait Delphine Ferré-Fayache, lors d’une conférence au Salon de l’herbe. La qualité de cette transition va influer sur le niveau de la production laitière, sur le risque de maladies péripartum qui elles-mêmes jouent sur la production, “perte jusqu’à 3 à 6 litres de lait par jour”, et sur les performances de reproduction, “moins 20 de réussite à la première IA et augmentation de l’intervalle vêlage insémination fécondante”. Les facteurs environnementaux, hormonaux, le stress et l’état corporel influencent le métabolisme énergétique et entraînent bien souvent une baisse d’ingestion en fin de gestation. L’objectif est donc de maximiser l’ingestion sur cette période. La vétérinaire identifie plusieurs leviers pour gérer au mieux cette phase délicate. 1 Contrôler avec la note d’état corporel La lactation se prépare en fin de lactation précédente. “On note les états corporels un mois avant la mise au tarissement et au vêlage. Il faut viser une note de 3 - 3,5.” Mais cet indicateur n’est pas suffisant. En effet, une vache en suralimentation énergétique en fin de gestation accumule le gras dans les intestins et ça, “ça ne se voit pas”. 2 Eviter
les phénomènes inflammatoires Les maladies telles que la cétose, la stéatose et l’hypocalcémie font baisser l’immunité cellulaire (moins de leucocytes) et l’immunité humorale (moins de production d’anticorps). Il importe donc d’éviter ces maladies au moment du tarissement. Le bilan sanitaire de l’élevage conduira à choisir les moyens de prévention nécessaires. “Prévenir la cétose, c’est s’assurer que les vaches ne baissent pas leur ingestion.” Les tests (Ketotest, Optium) permettent de mesurer la présence des corps cétoniques dans le lait et de rectifier si besoin. “On peut ajouter du propylène glycol en préventif quinze jours avant et un mois après la mise bas.” Le risque d’hypocalcémie s’évalue en mesurant le pH urinaire en fin de gestation. Pour le gérer, mieux vaut apporter des aliments “pauvres en calcium et en potassium, ou gérer avec un Baca négatif (1) en veillant à apporter suffisamment de calcium”. Pour les vaches au pâturage, le plus simple est “d’ajouter du chlorure de magnésium dans la tonne à eau car l’herbe est un aliment à risque.” Quant au stress oxydant, il s’évite en apportant des anti-oxydants, des vitamines A, E et du sélénium. Selon la situation de l’élevage, il peut être recommandé de vermifuger contre les douves et les strongles, de vacciner contre les mammites, de mettre en place un bon traitement intra mammaire et/ou un obturateur, et si les vaches sont au pré, d’apporter des oligo-éléments. Un mois avant le vêlage, le vétérinaire peut prescrire si besoin du bolus de monensin, un antibiotique modulateur de la flore du rumen qui améliore son activité bactériostatique. Deux à huit jours avant la mise bas, une injection de vitamine D3 est conseillée sur les animaux à risques, pour prévenir la fièvre de lait. Egalement, le suivi des fraîches vêlées est primordial. “Ce sont les vaches les plus importantes du troupeau : allez les voir deux fois par jour, prenez leur température et vérifiez qu’elles ruminent !” Sur les mammites collibacillaires, “inutile de mettre des antibiotiques. Il suffit de traire et de gérer l’inflammation, c’est ce que font les
Américains !” Bien entendu, “tous ces moyens de prévention sont à adapter à chaque troupeau”. 3 Adapter
la ration aux besoins “Couvrir les besoins alimentaires de la vache sans la gaver”, c’est là l’équilibre à trouver ! Pour simplifier le travail, Delphine Ferré-Fayache préconise de n’avoir qu’une seule ration tarissement. “Sauf pour les vaches au pâturage pour lesquelles une ration de préparation au vêlage est nécessaire en réintroduisant du maïs”. La ration en fin de gestation, à base de paille (brin de 5 à 7 cm), d’ensilage de maïs et de tourteau de soja ou colza, doit apporter de 0,75 à 0,82 UFL/kg MS, 12 à 14 % protéines brutes, 14 % d’amidon, 40 à 50 % de fibres NDF et 45 à 48 % de MS en ration totale mélangée. Tous les fourrages doivent être analysés pour connaître le taux de MS et la taille de particules. Quant à la ration complète, selon la vétérinaire, elle n’est pas “adaptée pour des troupeaux de 50 vaches”. Pour ces élevages, “le meilleur investissement, c’est le DAC”. 4 Minimiser
le stress social Les taries doivent avoir accès à l’alimentation en continue et disposer de 76 à 90 cm à l’auge. Un taux de remplissage de 80 à 85 % permet aux vaches dominées de ne pas diminuer leur ingestion. Les vaches taries seront regroupées par lot pour éviter les conflits hiérarchiques et ne seront pas déplacées dans les dix derniers jours de gestation. Le confort de logement est aussi à considérer. “Les vaches aiment le sable et cela favorise le drainage de la mamelle.” Enfin, la taille des logettes doit être adapté à celle des vaches.

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