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France - 27-11-2015

“Je prendrais grand soin de faire vivre la rural

“Je prendrais grand soin de faire vivre la ruralité” Axel Kahn, est scientifique, médecin généticien et essayiste français.
Il intervenait le 21 novembre auprès des maires ruraux de la Sarthe sur sa vision de la France. De la Meuse au Pays Basque, de la Bretagne au Languedoc, Axel Kahn a marché des milliers de kilomètres. Posant ça et là son regard sur les territoires et leurs dynamiques. Une démarche originale qui lui a permis d'offrir sa vision de la France. Et de sentir les impacts de la crise selon les territoires franchis. “Il y a lieu de séparer les anciennes terres industrielles des territoires ruraux. Le contrecoup de la crise y est différent. Dans la grande diagonale du vide (Ardennes, Lorraine, Marne), les cités ont perdu de leurs habitants et connaissent un chômage élevé. Là, tout ce qui fait société s'est dissolu : les liens, l'associatif, les équipements culturels...”. Il parle de “sécession”. Paupérisés, ces territoires post-industriels ne créent plus de richesses et n'entendent plus les discours de l'élite politique. “Sur plusieurs centaines de kilomètres, j'ai vu une succession de petites villes où plus de la moitié des habitants vivaient des minima sociaux.” Des gens repliés sur eux-mêmes, convaincus que “le pire est certain”.

“Il n'y a pas de déprise agricole”

Rien de comparable, selon lui, avec les territoires ruraux. Même si la sécession rurale se mesure à la perte de ses services publics et de ses commerces de proximité, l'économie agricole reste dynamique malgré la crise. “Il n'y a pas de déprise agricole. L’agriculture française reste un des secteurs créateurs de richesses de notre pays !” S'il y a en France une désertification, elle est post-industrielle. Et non rurale. “La population rurale, qui a décliné jusque dans les années quatre-vingt, puis stagné dans les années quatre-vingt-dix, a gagné 15 % depuis le début du siècle.” Le retour à la campagne avec l'arrivée des néoruraux n'est pas étranger à cette dynamique positive. “Cette image d'une France où l'on oppose territoires ruraux et territoires urbains est fausse. Il y a un mouvement de revitalisation certain dans les premiers.”

L’attachement au territoire

A l'heure de la réforme territoriale, cette vision d'un renouveau rural rebat les cartes. Faut-il bâtir une communauté de communes autour d'une grande métropole, avec les craintes que “la valeur de la ruralité soit balayée” ? Ou créer une communauté maintenant la ruralité ? Les partisans de l'inclusion à la métropole perçoivent l'avantage financier. Les pourfendeurs, la perte d'une identité. Pour Axel Kahn, la prudence est de mise. “Je prendrais grand soin de faire vivre la ruralité.” Dans le contexte de crise actuel, le sentiment d'appartenance à un territoire et la mobilisation des énergies qu'il induit peut être salvateur. Entendu sur la réforme territoriale, il a fait part de ses sentiments à François Hollande. “Je lui ai dit qu'il fallait prendre en compte la notion d'identification à ce nouveau territoire. L'attachement au territoire est un ressort pour résister à la crise. Supprimer ça serait gâcher.”

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