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Élevages > Bovins lait > S’assurer contre la perte de récolte
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Bovins lait - 13-11-2015

S’assurer contre la perte de récolte

Prairies

Depuis deux ans, cette assurance imaginée par le Crédit agricole est testée en conditions réelles par 200 éleveurs dans trente départements représentant tous les systèmes d'élevage” explique Christophe Grolleau, responsable des assurances agricoles au Crédit agricole Loire-Atlantique/Vendée. “Les premiers retours sont bons et on en est maintenant à la phase de déploiement dans dix caisses régionales. Nos deux départements, Loire-Atlantique et Vendée, en font partie. Au-delà de l'accélération de phénomènes météo locaux (sécheresse, grêle, etc.) parfois très violents, l'assurance des prairies répond à un vrai besoin de pérennisation des exploitations. Les déclarations de sinistres pour risques climatiques s'accélèrent.” Les premiers retours sont bons car ce nouveau produit répond à un vrai besoin de sécurisation de la part de l'éleveur. En cas de baisse de production fourragère, il va toucher un capital qui lui permettra de racheter les aliments nécessaires à l'alimentation de son troupeau. Le principe de l'assurance des prairies est assez simple : quand une baisse de production fourragère est constatée par rapport à la référence historique, qui repose sur un indice de production fourragère mesuré par satellite, un capital est automatiquement versé à l'éleveur. Il n'a pas à faire de déclaration de sinistre, contrairement à la procédure calamités qui peut s'avérer assez lourde.

Franchise comprise entre 10 % et 40 %

Ce nouveau produit d'assurance, comme d'autres contrats climatiques, est subventionné à hauteur de 65 % dans les cinq ans à venir. L'assureur regarde les pertes des cinq dernières années en enlevant les deux extrêmes et en gardant les trois autres. La franchise varie de 10 à 40 % mais est généralement comprise entre 20 et 30 %. Le contrat est ajusté à l'exploitation. Souscrit avant le 31 janvier de l’année en cours, le contrat couvre la production d’herbe entre le 1er février et le 31 octobre.

“Prenons pour exemple la commune de Soudan, à côté de Châteaubriant, qui possède 40 hectares de prairies” précise Christophe Grolleau. “On est remontés douze ans en arrière en prévoyant un seuil de déclenchement de l'assurance à partir de 20 % de perte de récolte. Pour assurer un capital de 750  €/ha avec une franchise de 20 %, la cotisation varierait entre 1 081 € et 1 622 €. Avec un déficit de 51 % de sa récolte fourragère, l'agriculteur aurait touché 9 160 euros. Et en couvrant le risque à 70 %, il aurait touché 15 000 euros”.

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