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Matériel - 30-10-2015

Quel coût pour la moissonneuse-batteuse en Cuma ?

MOISSON //// Récolter rapidement et proprement, c'est là le souhait de tout agriculteur. Mais à quel prix ? Selon les modèles, l'âge de la machine et le volume d'activité, les prix varient du simple au double.

Quatre cent trente : c'est le nombre de moissonneuses-batteuses détenues par les Cuma dans la région. Neuve ou d'occasion, traditionnelle à cinq ou six secoueurs ou non conventionnelle, le Guide 2015 des prix de revient des matériels en Cuma avance des chiffres sur la répartition des charges et le coût d'utilisation des machines.

Moissonneuses à cinq secoueurs, des frais réduits

Le coût moyen horaire (hors carburant et main-d'œuvre) des machines à cinq secoueurs s'élève à 118 € en moyenne, pour un volume d'activité de 144 h/an. Il est stable par rapport à 2013. Ce tarif comprend un coût d'entretien de 28 €/h. Mais ce dernier varie énormément en fonction de l'âge du matériel et du volume d'heures annuel. Il atteint près de 40 € pour les machines de plus de dix ans ou pour une utilisation inférieure à 125 h/an. A l'inverse, il chute à 13 €/heure pour plus de 225 h/an. Ces moissonneuses ont un débit de chantier certes limité mais offrent d'autres avantages. Leur largeur souvent inférieure à 3,5 m n'impose pas de convoi. Avec un prix d'achat moins élevé et une consommation de carburant moindre (30 l/h), les frais de récolte s'en trouvent réduits. De plus, les coupes souvent moins larges facilitent l'accès aux parcelles et peuvent s'avérer intéressantes pour des petites surfaces.

Plus de performance pour les six secoueurs

Dans le parc des Cuma de l'Ouest, les moissonneuses à six secoueurs sont plus récentes : cinq ans d'âge moyen contre dix ans pour le type cinq secoueurs. Plus performantes (grande largeur de coupe, plus de puissance et d'autonomie), assurant un débit de chantier élevé, les machines sont aussi plus chères à l'achat et consomment plus, 36 l/h en moyenne. L'heure, basée sur un volume d'activité annuel de 163, est facturée 190 euros, dont 36 euros d'entretien. Au-delà de six ans de service, le coût d'entretien des machines explose pour atteindre 55 €/heure. Ces charges ont fortement augmenté par rapport à 2013. En cause, le prix des pièces et des saisons difficiles. Si on comptabilise un volume d'heures annuel inférieur à 125, le coût horaire s'envole à plus de 260 €. Ces moissonneuses deviennent compétitives lorsqu'elles tournent plus de 175 heures. Le prix mutualisé tombe alors à 141 €/h et même 134 €/h au-delà de 225 h/an. Les machines d'occasion, de par leur prix d'acquisition nettement plus bas, peuvent devenir intéressantes. Bien que l'entretien est plus cher (45 €/h), le tarif d'utilisation s'abaisse à 154 €/h à condition de tourner plus de 100 h/an. En revanche, au-delà de douze ans d'activité, le coût d'entretien à plus de 60 €/h devient rédhibitoire.

Non conventionnelles : des débits de chantier élevés

Les moissonneuses à rotor ou à batteur et à rotor sont moins représentées que les modèles classiques. Elles sont plus chères à l'achat, 213 000 € en moyenne. L'amortissement plus lourd se répercute sur le coût d'utilisation. Même si les faibles charges d'entretien (28 €/h en moyenne) compensent en partie, l'heure facturée se chiffre à 218 € pour une activité annuelle de 187 heures en moyenne. Au-delà de 200 h/an, elles sont économiques car leur tarif horaire chute à 130 €. Offrant de grosses puissances, de la technologie, de l'autonomie grâce à des coupes et des trémies plus grandes, elles assurent des débits de chantiers élevés, jusqu'à 4 ha/h, notamment en maïs grain et en conditions favorables pour les céréales à paille. Les utilisateurs apprécient la qualité du travail et la mécanique plus simple qui nécessite moins d'entretien. En revanche, les réglages sont pointilleux et le poids de la machine est à prendre en compte dans le phénomène de tassement du sol. Autre inconvénient, la consommation de carburant. “La paille passant plusieurs fois dans le rotor, les axiales consomment plus lors des chantiers de nuit, sur céréales à paille humide”, précise Mathieu Heurbize de l'Union des Cuma.

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