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Actualité-Politique > Pays de la Loire > Les prix d’acompte sont dérisoires»
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Les prix d’acompte sont dérisoires»

En Mayenne, les prix d’acompte pour le blé sont compris entre 84 et 86 e la tonne. En Sarthe, le tarif proposé par une coopérative serait même de 80 e la tonne. Pour le colza, Claude Gendron évoque un prix entre 180 et 190 e, pour le pois il cite le chiffre de 110 e la tonne. « Ces prix sont dérisoires, on a perdu 6 à 7 euros la tonne par rapport à l’année dernière » commente le syndicaliste. Il ne met pas en cause le comportement des organismes stockeurs (OS) mais il désapprouve la politique de Bruxelles et ses incohérences. « La Commission européenne a baissé le prix d’intervention et maintenant les OS s’alignent sur ce prix, c’est normal. Ce qu’il faut remettre en cause se sont les choix politiques de Bruxelles. Avant la Pac, je gagnais 1370 e/hectare (7,5 tonnes x 182 e/tonne), aujourd’hui on gagne 1010 e. On a perdu plus de 300 e de recette par hectare » explique le céréalier mayennais. Son incompréhension est d’autant plus forte que parallèlement, il note une forte progression du prix des intrants : « De juillet 2004 à 2005, le fioul a pris 30 %, l’azote liquide de 22 % et l’ammonitrate de 15 % ». En comprend pourquoi Claude Gendron tousse un peu. « Et, aujourd’hui, j’entends dire qu’il faut diminuer les primes Pac ! C’est une véritable hérésie ! Je pense au contraire qu’elles doivent progresser et de 20 % au moins. Du pois à 110 e la tonne, moi, je ne sais pas faire. A ce tarif, on écœure tout le monde ».
Comme beaucoup de syndicalistes, Claude Gendron refuse de voir les campagnes se vider : « Je gagnais ma vie sur 135 hectares, je ne souhaite pas devoir cultiver 300 hectares pour faire vivre ma famille. »
Cette année, les seules bonnes nouvelles viennent de la récolte du colza : « Une année record comparable à celle de 1987 ». Pour le reste, la moisson est correcte sauf en protéagineux qui ont une nouvelle fois souffert de la sécheresse. « Pour la Mayenne, le comité Onic avait tablé sur un rendement moyen de 75 quintaux. En fait, on devrait être plus proche des 72 quintaux » ajoute Claude Gendron.
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