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Mayenne - 04-09-2015 - Frédéric Gérard

Et dire que le Festival d’Evron aurait pu ne jamais avoir lieu

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Le festival ouvrira sur sa 50e édition, le 4  septembre. S’il a su se rendre incontournable du monde de la viande bovine, il aurait pu aussi ne jamais décoller. Et ce, avant même de voir le jour.

Un moment fort du Festival, la présentation des des animaux primés

Un moment fort du Festival, la présentation des des animaux primés


En voilà une idée qui était bonne : créer un événement pour mettre en valeur le talent des éleveurs spécialisés de la région, et améliorer la valorisation commerciale. En coulisses, le sénateur-maire Roger Vadepied œuvre pour installer un concours dans sa ville ; jusqu’ici, les producteurs de la région ont l’habitude de se rendre à la grande foire d’Alençon. A la baguette, un éleveur, Bernard Plet. Qui sans un coup de bluff, aurait perdu son pari.

Le premier Festival de la viande et de la vallée de l’Erve doit s’ouvrir le 2 septembre 1966. Mais à deux jours de l’événement, les animaux inscrits se comptent sur les doigts de la main. Bernard Plet se présente alors à ses collègues, lors du marché précédent, affirmant que les inscriptions vont bon train. Finalement, 178 animaux participeront à cette première édition et 6800 curieux s’y déplaceront. Trois ans plus tard, 310 bovins seront comptés.


Le festival est lancé. Dès sa création, il est placé sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture. Mais il doit surtout sa réussite à ses initiateurs qui sont parvenus à rassembler les professionnels autour du même intérêt : les animaux de boucherie. Eleveurs, négociants impliqués dans le jury, bouchers, et la Socopa, l’abattoir de la commune, en plein développement, qui se montre très impliqué par la vente, dès le départ.

Alors que le rendez-vous d’Evron est inscrit dans le paysage, la sécheresse de 1976 remet sa pérennité en cause. Coup dur : on pense dans un premier temps que la 11e édition n’aura pas lieu. Les exposants de matériel agricole se retirent. Bernard Plet est mis en porte-à-faux. Le festival est finalement remplacé par un concours-foire d’animaux gras sur deux jours : 370 animaux tout de même seront présentés, environ 100 bovins reproducteurs et 25 cases de moutons.


A Evron, la politique n’est jamais loin. Cette année-là, Michel Nicolas prend les commandes. Il sera un grand artisan de la reconnaissance des animaux de qualité : le vétérinaire lutte contre l’usage des anabolisants. Il perçoit surtout le potentiel de ce tremplin : vingt ans plus tard, il est élu maire d’Evron, jusqu’à sa mort, en 2006. Après lui, deux autres vétérinaires gagneront la municipalité : Joël Bedouet et aujourd’hui, Joël Balandraud. Tous deux se sont impliqués, à degrés divers, dans l’organisation du festival. Mais le président, depuis 2009, se nomme bien Jean-Yves Renard. Dont le seul mandat est consacré aux animaux de boucherie.


Frédéric Gérard



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