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Social - 20-01-2005

Les jardins maternels poussent difficilement

Les élus sont comme tout le monde et malgré leur souci du bien public, on sent que les sujets qui leur tiennent à cœur sont ceux qui les touchent directement. C’est le cas de la petite enfance qui a délié les langues lundi 17 janvier, lors de la 2e journée de la session budgétaire. Les jardins maternels offrent un accueil aux enfants de 2-3 ans. Le matin, ils vont à l’école maternelle et l’après-midi, ils font la sieste et jouent dans ces jardins, gardés par une personne mise à disposition par la commune, « libérant » ainsi l’instituteur pour des tâches plus éducatives. L’expérience est menée à Renazé et Meslay-du-Maine.
Un peu comme Colombo, si Jean-Pierre Bernard-Hervé évoque sa femme, ce n’est pas anodin. Et sa femme, enseignante, lui dit : « Et si on parlait de la maternelle ? » Guillaume Garot, pour la gauche, reprend : « On est d’accord pour l’expérimentation mais n’allons pas remettre en cause la maternelle ». Claude Gourvil, qui a enseigné 10 ans en petite section, juge que « l’expérimentation part sur des bases fausses parce qu’on a laissé pourrir la situation des écoles maternelles. Avant, on pouvait s’occuper individuellement des petits de 2-3 ans. Mon fils a 3 ans : ils sont 30 par classe tous les matins. C’est insupportable… On a lâché sur l’accueil des 2-3 ans. On ne va pas revenir en arrière mais il faut faire notre possible pour l’améliorer. »
Un coût pour les communes
Et Jean Arthuis parle de son petit-fils, et Gilbert Dutertre de sa petite-fille. Tous les élus veulent trouver une bonne solution. Et tous ne sont pas convaincus de l’expérience des jardins maternels. Nicole Bouillon, maire du Genest-St-Isle, remarque que les dépenses des jardins maternels seront pris en charge en totalité par les communes. Jean-Marc Allain ajoute : « Ne compliquons pas trop les choses. Les instits ne se tournent pas les pouces pendant que les enfants font la sieste. Ils en profitent pour aider leurs collègues. » Et Daniel Lenoir rappelle l’aspect positif de la sociabilisation de l’enfant qui fréquente la maternelle. Pour lui, l’important est de réfléchir à l’aspect matériel, pour éviter que les enfants ne soient acheminés vers des écoles en car. Bref, les élus ont voté la poursuite de l’expérimentation, mais en constatant, comme Roger Guédon, qu’à Renazé, « c’est éteint dans l’œuf et qu’à Meslay, il n’y a que 4 enfants inscrits. Si ça ne fonctionne pas, il faut pouvoir arrêter immédiatement. »
Il faut attirer des médecins
L’intérêt des conseillers n’est toutefois pas strictement personnel, quand on sait que la Solidarité représente la moitié des dépenses (110 millions e). Un autre sujet sensible a ressurgi : la santé. Discutant du plan de dépistage du cancer du sein, Jean-Pierre Bernard-Hervé, l’un des directeurs de l’hôpital de Mayenne, revient sur la situation « dramatique de la démographie médicale ». Difficile de réaliser un bon dépistage quand il n’y a que 4 radiologues pour 110 000 habitants. « S’il n’y a pas de mesures contraignantes pour installer les médecins, cela ne suffira pas. » La discussion dérive sur les pharmacies. « L’organisation des permanences n’est pas suffisante » juge Jean Arthuis qui émet l’idée d’installer une pharmacie dans les hôpitaux. Difficile, juge Jean-Pierre Bernard-Hervé, car il faudrait réformer le système des pharmacies libérales. D’autre part, « l’hôpital public ne doit pas servir à pallier les carences du libéral. Les pharmaciens ont des avantages car ils n’ont pas de concurrence sur leur secteur. En échange, ils ont une mission de service public à remplir. »
La compétence sociale s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux handicapés (pour lesquels le conseil général pourrait avoir une compétence globale d’ici 2006) ou les personnes âgées (notamment avec l’Apa). Les élus ont annoncé qu’un programme d’aides aux maisons de retraites est à l’étude. Le conseil général envisage de participer à hauteur de 20 % aux investissements des établissements agréés au titre de l’aide sociale. En contrepartie, il faudrait que la commune ou la communauté de communes contribue à la moitié de cette somme, soit 10 %, ce qui reste élevé pour une commune seule, et c’est un des éléments qui reste en réflexion. Gilbert Dutertre, président de la commission Solidarité, explique que cela devrait permettre de réduire le prix de journée. « ça nous intéresse aussi parce que nous en sommes de futurs occupants ! » commente Gilbert Dutertre. « C’est une nécessité. »
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5 % d’impôts en plus
Les taux d’imposition ne seront votés qu’en mars, mais le président du conseil général constate que « nous serons obligés d’aller vers 5 % de hausse d’impôts », contre 3 % envisagés au trimestre dernier. Le conseil général qui gère désormais le RMI a du dépenser 1 million d’euros de plus que prévu. « Un point de fiscalité, c’est 700 000 euros ». Par ailleurs, l’Aide personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées continue sa courbe croissante. Un budget de plus de 20 millions e (+7,85%) est programmé. Un succès qui contribue à accroître les dépenses du conseil.
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Les conseillers ont adopté un avis sur la Ligne à grande vitesse, confirmant l’intérêt du Département pour ce projet. Jean Arthuis a rappelé les demandes des élus : que ceux qui subiront un préjudice obtiennent compensation, que la liaison du barreau sud de Paris (qui fait perdre beaucoup de temps) soit améliorée, qu’une « virgule » soit réalisée à Sablé, permettant une jonction pour aller vers Angers et Nantes. Parmi les voix discordantes, le député Marc Bernier a affirmé qu’il y avait « encore pas mal d’incertitudes : je ne suis pas sûr qu’on ne demande aucun financement au conseil général. Quant au barreau sud de Paris, il n’est pas en cours de finalisation. Ce n’est pas vrai. Or, pour moi, il est prioritaire car il nous rapproche de l’Europe ». Marc Bernier se demande encore s’il est vraiment utile de « mettre en péril 280 sièges d’exploitation pour gagner une demi-heure alors qu’ils en sont encore au diesel entre Quimper et Brest. Pour moi la LGV vers Rennes n’est pas une priorité en France. »
« Le passage de la LGV va forcément bousculer beaucoup de choses sur l’ensemble des réseaux terrestres » remarque Daniel Lenoir, et cet avenir fait encore beaucoup parler. « Nous serons vigilants sur la desserte de la gare de Laval » prévient Jean Arthuis. « S’il y a suffisamment de personnes à prendre le train à Laval, notamment les Bretons de l’est, il s’y arrêtera. » Pour cela, le président demande à Laval agglomération de faire en sorte qu’on pénètre sans difficulté dans la ville, et qu’il y ait un plus grand parking pour pouvoir stationner. Il suggère de déplacer la gare de marchandises à proximité de l’autoroute. « C’est l’un des enjeux que nous avons à assurer pour les années à venir ». Marcel Rousseau annonce que des travaux sont prévus par Laval agglo sur le parking de la gare, mais sans réflexion pour déménager la gare de marchandise. « C’est une vraie connerie » rétorque Jean Arthuis.
Le Vert Claude Gourvil considère que c’est un paradoxe de « vouloir faire entrer plus de voitures dans le centre de Laval pour prendre un transport en commun qui en sortent ». Aussi demande-t-il que l’étude sur d’autres modes de transports soit envisagée. La gauche demande également si Réseau ferré de France peut réfléchir à un TER-GV tel qu’il existe dans le Nord.
La question de l’accès aux autres villes du département par le train reste posée. On ne sait pas quels seront les demandes des Mayennais dans 20 ou 30 ans. Daniel Lenoir ne considère pas irréaliste de revoir un jour un train relier Mayenne et Laval. « Le conseil général a acquis l’emprise de l’ancienne voie ferrée. C’est très bien. »
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De gros travaux
sur les routes
Le département a lancé bon nombre de chantiers importants sur le réseau routier d’intérêt régional (contournements de Laval, de Lassay-les-Châteaux, de la Baconnière et de Chemazé). L’investissement prévu est de plus de 9 millions e. Les travaux courants de voirie (7,4 millions e) se voient grevés de 2,7 millions. « Dès que les travaux exceptionnels seront réalisés, je m’engage à redistribuer les sommes aux travaux courants » a précisé Jean Arthuis.

De l’eau, vite !
Avec le Sage, on ne peut pas aller plus vite que la musique. Il n’empêche que les élus du conseil général, qui le savent bien, commencent à s’impatienter, Jean Arthuis le premier qui aimerait « avoir une réponse sur la faisabilité du barrage de Saint-Calais. On ne va pas le traîner pendant 50 ans. » Ensuite, Jean-Pierre Bernard-Hervé s’est alarmé sur « l’urgence d’une réflexion globale et rapide sur la pérennité des ressources en eau potable », une question de santé publique. Norbert Bouvet a ajouté sa voix sur le volet quantitatif : « Je dis souvent qu’on risque d’avoir des problèmes de rupture d’approvisionnement. Là, nous avons des niveaux d’étiage de novembre. La situation est dramatique ! »
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