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Pays de la Loire - 21-08-2015

La FNSEA promet une rentrée chaude

Actualité//// Les FRSEA du grand Ouest mettent la pression sur le ministre de l’Agriculture, la grande distribution et surtout les industriels. Lundi à Rennes, une quinzaine de responsables syndicaux ont sonné le tocsin "pour anticiper le mouvement afin que le populisme ne reparte pas", dixit Pascal Férey, président de la FRSEA de Basse-Normandie.

Parfois débordée par sa base ces dernières semaines, la FNSEA affiche un front commun et resserre les rangs. Pour mieux incarner la seule opposition crédible aux yeux des pouvoirs publics. “La grande distribution est prête à anticiper nos demandes plutôt que de voir des agriculteurs manifester chez elle. Nous irons voir si les produits en rayons correspondent aux accords obtenus. Dans le cas contraire, nous demanderons à la grande distribution de les retirer et si elle ne le fait, nous nous en chargerons nous-mêmes”. “Tout en continuant à surveiller la grande distribution, nous avons des questions à poser aux entreprises : quels types de productions veulent-elles ? Avec ou sans nous ?”, demande le président de la FRSEA de Basse-Normandie, Pascal Férey. “Nous enlèverons des linéaires l’ensemble des marques qui ne jouent pas le jeu. Les entreprises doivent appliquer les accords de revalorisation des prix qui ont été adoptés”. Prenant tour à tour la parole, des leaders ont dressé un bilan alarmiste des filières d’élevage en porc, lait, volailles et viande bovine. “La fuite en avant pour saigner à blanc l’agriculture française n’est pas une option”, a lancé l’un d’eux. La FNSEA entend réoccuper le terrain. “Il va y avoir des actions dans les jours qui viennent, en fonction de Plérin, des cotations viande bovine ou du paiement des entreprises aux producteurs de lait ou de volaille”, poursuit Pascal Férey.

Les entreprises sous surveillance

“La Coopert et Bigard/Socopa doivent revenir au marché du porc pour que les cotations aient lieu. Les porcs s’entassent dans les élevages. A raison de 600 à 800 grammes de croît par jour, ils vont être hors norme au niveau du poids et seront déclassés. Si ça continue, l’éleveur va voit son IC se dégrader et ses coûts de production exploser”. Les FRSEA dénoncent le manque d’esprit de filière des deux principaux opérateurs.

“La Cooperl n’achète que 5 % à 7 % de ses porcs au cadran. On peut comprendre que le prix de 1,40 €/kg soit déconnecté du cours européen, mais pas la marque de compassion vis-à-vis de leurs producteurs. lls le font de façon unilatérale et essaient de se piquer entre eux quelques parts de marché à Intermarché, qui paie un peu mieux en ce moment”, dénonce Yvan Fourré, président section porc de la FRSEA Basse-Normandie. Résultat : les frigos vont être remplis de porcs et les transformateurs (salaisonniers) vont tous s’approvisionner en Allemagne, où le prix est inférieur de 25 centimes. Les FRSEA demandent l’aide de l’Europe pour du stockage momentané (intervention), le temps de résorber le stock.

“Un marché européen unique”

“Il faut que nos députés et sénateurs nous entendent. Et quatre jours plus tard, c’est à Bruxelles que nous irons porter nos revendications”. Englués dans la crise, les éleveurs en appellent à Bruxelles. “Pour rentabiliser leurs outils, nos entreprises font de la péréquation sur notre dos. Depuis dix ans, la France n’a plus d’ambition pour son agriculture ni pour son industrie agroalimentaire. Les politiques ont une lourde responsabilité par rapport à la situation que nous subissons”.

Les FRSEA de l’Ouest demandent que la réglementation européenne s’applique en France, mais pas plus. Pour cela, 30 % des normes doivent disparaître. “On attend aussi le gouvernement sur les commandes de l’Etat. Il faut privilégier la viande locale dans la RHD : cantines, collectivités, hôpitaux”. “Ce n’est pas quand le pays va mal qu’il faut encore l’affaiblir avec des produits étrangers”. Les dettes des agriculteurs doivent être restructurées et la valeur ajoutée mieux répartie au sein des filières.

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