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Pays de la Loire - 21-08-2015

“Un statut d’après-guerre, toujours d’actualité”

Salon aux champs//// Flexible, moderne et solidaire : le statut coopératif né en 1945 est toujours au goût du jour. Stéphane Gérard, le président de la FNCUMA, en est convaincu !

Soixante-dix ans, ça peut paraître vieux. Mais pour Stéphane Gérard, qui préside depuis 2010 la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCUMA), le statut coopératif n’a pas pris une ride. Bien au contraire. Il reste dans la course depuis sa création en 1945. Son secret : sa capacité à anticiper les évolutions technologiques et à s’adapter aux mutations du monde agricole. “En 44, la problématique reposait essentiellement sur la distribution des machines agricoles. Aujourd’hui, notre cœur de métier, c’est la compression des charges de mécanisation. Le prix des engins a flambé. D’où la nécessité de mutualiser les coûts. La coopérative reste et restera une réponse pour permettre aux agriculteurs d’accéder aux nouvelles technologies”. Avec 11 545 coopératives réparties sur l’ensemble du territoire, la dynamique se poursuit. Chaque année de nouvelles Cuma voient le jour, “attirant toujours plus de jeunes”.

Des formes juridiques nouvelles

Si les Cuma traversent aussi facilement les époques, c’est aussi parce qu’elles sont un “formidable levier” pour répondre aux besoins d’un territoire. Protection de la faune sur le bassin de l’Adour, projet de méthanisation dans le Finistère, mise en place d’une plate-forme d’approvisionnement en produits locaux dans le sud-ouest, promotion du bois-énergie en Normandie : les coopératives forment des partenariats avec les parcs naturels, les associations ou les collectivités. Pour mener à bien de telles démarches, les Cuma font appel à des formes juridiques nouvelles, poussant un peu plus loin le statut coopératif qui leur “est cher”. “Certaines adhèrent à des Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) afin de pouvoir répondre à des appels d’offres. C’est une manière intéressante d’associer plusieurs acteurs autour d’un même projet et d’apporter une vraie réponse en termes de commercialisation”. Avec “dix ans d’avance”, d’autres se sont inscrites dans la démarche des GIEE. Désormais au nombre de 1000, elles s’engagent dans des démarches agroécologiques. “Les GIEE sont dans notre état d’esprit. Depuis longtemps on sait amener l’agriculteur à repenser ses pratiques”. Pour Stéphane Gérard, les Cuma et leurs adhérents ont pris conscience des problématiques actuelles. Et tout un travail d’information alimente leur réflexion.

Une “organisation-refuge”

“Il y a une volonté d’avancer et de se concerter qui motive. Au quotidien, des conseillers travaillent à recenser puis compiler toutes les informations piochées dans la presse ou sur internet. L’intérêt est de les communiquer à son voisin et entre Cuma”. La coopérative devient un lieu d’échange où l’on peut “parler de tout”. Du travail, du personnel ou des soucis. “J’ai le sentiment que c’est une organisation-refuge. On n’est pas dans le pessimisme mais dans l’investissement collectif”. A l’heure où la profession traverse une crise difficile, “le statut Cuma fédère les agriculteurs, avec un volet social très important”. Y adhérer est “un choix de vie et de fonctionnement”.

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