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France - 21-08-2015

“La diversité des élevages laitiers ne sera ni

“La diversité des élevages laitiers ne sera ni un frein ni une option dans l’après-quotas” Christophe Perrot, chercheur du département Economie 
à l’Institut de l’élevage (Idele). Il existe peu de zones dans le monde où l’on peut faire du lait à moins de 20 000 euros l’hectare.” Comme les Pays-de-la-Loire, la Bretagne fait partie de ces privilégiées (1). La péninsule a anticipé une croissance des volumes de 1 milliard de litres (+18 %), dans les cinq prochaines années. L’orientation de la filière régionale vers l’export sera encore renforcée.

750 salariés en Bretagne : insuffisant ?

Mais cette perspective à 2020 s’accompagnera d’un besoin de bras. “Il va y avoir des enjeux d’installation et de main-d’œuvre.” Selon Christophe Perrot, les repreneurs ne seront pas suffisamment nombreux pour combler les départs en retraite, ou les cessations (liquidations, démotivations, etc.). “La limite est là : on dénombre 750 salariés travaillant aujourd’hui dans l’élevage laitier en Bretagne, c’est peu… Voire peut-être insuffisant.”

Les quatre départements bretons recensent actuellement 12 000 exploitations laitières. Dont une bonne partie de petites fermes familiales : un modèle qui va tendre à s’effacer, et donc, nécessiter de pallier (aussi) l’entourage familial de ces exploitations. Et cela concerne toute la France : “La main-d’œuvre familiale représente 80 % des UTA”. Le pays se distingue largement par le nombre de non salariés par exploitation, alors que Pays-Bas, Irlande, Danemark ou encore Allemagne restent plutôt proches, dans ce domaine.

A cela vont s’ajouter les évolutions structurelles de la filière, liée aux nouveaux contextes de marché. “Il faudra de nouveaux chefs d’exploitation. Il va y avoir des besoins d’investissements. Les stratégies des transformateurs seront aussi à prendre en compte : est-ce qu’il y aura la capacité ou une volonté de créer des “îlots” autour des laiteries ?”

“Une mosaïque de bassins laitiers”

Les ateliers de plus de 100 vaches sont déjà cinq fois plus nombreux qu’en l’an 2000, dans l’Hexagone. “En 2020, il y en aura plus de 10 000 et elles représenteront plus de 20 % des structures.” Faut-il aller vers davantage de spécialisation ? Pas sûr pour autant, relève l’économiste de l’Idele : “Il y a aussi la question de la diversification”.

La France présente la particularité d’avoir adapté sa production à ses territoires. “Les spécificités des exploitations sont nombreuses. Situées sur une mosaïque de bassins laitiers contrastée.” Certains éleveurs ont profité de cette diversité pour aller sur des marchés à meilleure valorisation : circuits courts, bio, lait de montagne, etc. “C’est 15 % de la production nationale.” Ainsi, commente Christophe Perrot, “la diversité n’est sans doute pas une option en France. Elle reste incontournable.”

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