• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > Lait : “Entre les producteurs 
et les transformateurs, 
il existe des liens très forts”
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 24-07-2015 - Frédéric Gérard

Lait : “Entre les producteurs 
et les transformateurs, 
il existe des liens très forts”

CHAMP LIBRE

Nico Van Opstal est conseiller des Affaires agricoles à l’ambassade des Pays-Bas à Paris. Il intervenait lors d’une conférence sur 
la production laitière européenne, le 25  juin à Rennes.

Nico Van Opstal  est conseiller des Affaires agricoles à l’ambassade des Pays-Bas à Paris.

Nico Van Opstal est conseiller des Affaires agricoles à l’ambassade des Pays-Bas à Paris.


Aux Pays-Bas, la production laitière a une place aussi importante dans l’économie nationale que celle de l’automobile en Allemagne. Les exportations vers les pays tiers représentent 27 % de la production [total national : 12  milliards de litres de lait]. Le grand export est donc très important, comparativement aux autres pays européens. Il y a, toutefois, un défi commun entre la France, les Pays-Bas et les autres pays de l’Europe : c’est l’image des produits. Et selon nous, il faut que ce soit une image offensive.

Un petit pays tourné vers les autres


On compte 16 millions d’habitants aux Pays-Bas. Nous avons donc développé une production laitière intensive : 26 % sont transformés en poudres, etc. 65 % en fromages. Dans ce secteur, beaucoup d’investissements ont récemment été réalisés pour exporter encore plus.


L’histoire de l’export, chez nous, est une longue histoire. Les opérateurs sont présents dans environ 130 pays. Le but n’est pas seulement d’y exporter des produits, mais aussi d’y développer une expertise. Pour exemple : ce n’est pas Friesland Campina (1) qui a accompagné le développement d’entreprises en Asie (ou ailleurs), ce sont plutôt les entreprises autour de Friesland qui avaient des marchés.


Le mot “coopération” est vraiment un mot-clé aux Pays-Bas. Entre les producteurs et les transformateurs, il existe des liens très forts. Ils n’attendent pas que l’Etat joue un rôle d’intervention — et je pense que c’est très bien. L’ensemble de la filière (équipements, aliments, finance, etc.) travaille très bien en commun, en cluster [groupe de travail en réseau]. Cela facilite les choses pour faire progresser l’innovation à un niveau élevé.


Des infos en temps réel


Si on veut produire 20 % de lait en plus d’ici cinq ans, il va falloir apprendre à gérer la volatilité [le prix du lait varie plus vite qu’en France].Nous sommes attentifs à tous les systèmes à l’essai dans le monde. Y compris les contrats. Mais chez nous, il y a principalement des coopératives. Pour elles, la contractualisation n’est pas vraiment une réponse : les adhérents en sont propriétaires. Et en tant qu’actionnaires, ils n’ont pas seulement des intérêts à court terme, mais aussi à long terme. L’essentiel, pour eux, est donc d’obtenir des réponses concrètes.


Désormais, il existe des aides à destination des éleveurs pour qu’ils connaissent très rapidement les tendances de marchés. Dans le passé, la productivité était la chose la plus importante [mise en avant dans la filière néerlandaise]. On va continuer à la faire progresser. Mais la rentabilité passe aussi par la transmission d’informations très ponctuelles sur les marchés.”


Frédéric Gérard


(1) Le groupe coopératif transforme 85 % de la collecte néerlandaise



Signaler un abus

Catégories : Lait

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services