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Pays de la Loire - 03-07-2015

Limiter le risque de feu au champ

Récolte//// Aux heures les plus chaudes, des incendies peuvent se déclarer en cours de chantier aux champs. Quelques conseils de vigilance permettent d’éviter l’accident.

Météo France a placé en vigilance orange vingt-six, puis quarante départements. Dans les régions céréalières, les feux se multiplient. Mardi, déjà 270 ha étaient partis en fumée dans le Loir-et-Cher, 150 ha dans le Loiret… En Mayenne, Hervé Masserot, de la FDCuma, relativise : “Ce sont les orges qui ont démarré. Ce ne sont pas de gros chantiers, moins intensifs que les blés où les machines vont tourner 5 à 10 jours d’affilée, de 10h jusque pendant la nuit. A cette époque de l’année, le risque est limité, la végétation est encore verte”. “Dans l’Ouest, on est moins concerné que d’autres régions de France” confirme Freddy Bodin, le délégué régional EDT Pays de la Loire. “Toutefois, je viens d’apprendre qu’une moissonneuse a brûlé en Vendée”. En Mayenne, un hectare de chaume est parti en fumée mardi, près de Bonchamp-lès-Laval. De fait, la menace est bien présente. “Nous devons minimiser les risques d’incendie pour les batteuses et de perte de récolte pour nos clients” : Gérard Napias, président de la FNEDT, appelle à la vigilance. Les risques sont liés à la machine utilisée intensivement, qui chauffe d’autant plus. Le moteur ou des pièces en mouvement peuvent échauffer de la poussière accumulée, jusqu’à ce qu’elle prenne feu. L’autre déclencheur peut être la projection d’une pierre provoquant une étincelle. Parfois, en plein soleil, le feu couve, et il suffit d’un coup de vent pour l’aviver.

Dépoussiérer souvent

Pour éviter le drame, il n’existe pas de solution miracle, mais en agissant avec rigueur, on peut éviter ces accidents. La rigueur, c’est de dépoussiérer les machines tous les jours, et même en cours de chantier. Et c’est aussi de rester vigilant en permanence pour guetter un éventuel départ de feu. On peut veiller à ne pas couper trop ras pour éviter les pierres. En condition extrême, “certains suivaient le chantier avec une tonne remplie d’eau, mais c’est très rare”, glisse Hervé Masserot, se souvenant d’années passées. Plus courant, “d’autres demandaient de ne pas presser aux heures les plus chaudes”. C’est une contrainte, mais mieux vaut utiliser une presse avec un jour de retard que plus de presse du tout parce que carbonisée. La difficulté de cette mesure est de la faire accepter par l’agriculteur demandeur/client. “Celui qui fait les travaux en est conscient, celui qui fait faire s’en préoccupe moins” explique Hervé Masserot. “Il faut trouver un compromis”.

Consignes de sécurité

Chez les Entrepreneurs des territoires, Freddy Bodin a transmis des consignes de prudence à ses adhérents. “Il leur est recommandé de disposer, à proximité de leur zone de travail, un tracteur avec une tonne d’eau ou un rotovator pour procéder à l’extinction de tout début de feu et limiter sa propagation ; de s’équiper, dans la moissonneuse-batteuse, d’un extincteur et d’un téléphone portable ; de procéder, dans la mesure du possible, à la coupe des céréales en fin de journée”.

Il conseille aussi de consulter le site internet des préfectures pour vérifier qu’un arrêté préfectoral n’interdit pas les battages. Ce n’est pas encore le cas, mais la préfecture de Charente demande de retarder le début des moissons. Certainement un vœu pieu, mais au moins cela appelle à la vigilance.

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