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Pays de la Loire - 03-07-2015

Les élus sensibilisés au manque de moyens des lycées publics

Enseignement

Mardi 30 juillet, les comités de défense et de développement de l'enseignement agricole public se sont réunis dans trois villes de France : Laval, Arras et Escatalens (Montauban). Plusieurs parlementaires et élus locaux, membres de ces comités, ont écouté les témoignages des enseignants et personnels de lycées. “On veut alerter sur plusieurs problèmes, et on espère que nos élus sauront les faire connaître, notamment dans le cadre du débat budgétaire” explique Gérard Pigois, secrétaire départemental de la FSU-Mayenne. L'après-midi, ce sont les attachés des parlementaires mayennais qui ont été rencontrés.

Pas de classe spécifique

Les motifs de colère sont nombreux. A Laval et Arras, “le ministère vient de refuser l'ouverture de classes spécifiques en bac pro agricole”. Pire, la seule qui existait en France, à Fondettes (près de Tours), sera fermée. Les enseignants du Snetap-FSU défendaient cette classe qui se glissait entre la première et la deuxième année de Bac pro, à l'attention des élèves qui ont des difficultés scolaires. Elles leur permettaient d'avancer à leur rythme, d'obtenir au moins un BEP (qui est maintenant obtenu en contrôle continu), voire de réussir leur Bac Pro en quatre ans, comme avant la réforme, au lieu de trois aujourd'hui. Gérard Pigois en ajoute une couche : “Chaque année, on constate l'échec de la réforme de la voie professionnelle. Les résultats se déteriorent : autour de 70% de réussite, contre environ 85 % avant.”

Ces enseignants se disent également écœuré et désarmé devant le manque de moyens. Les lycées agricoles ne sont pas en capacité d'accueillir tous les élèves qui veulent s'inscrire. Des plafonds de recrutement limitent le nombre d'élèves par classe, mais il n'y a pas d'ouverture de classe supplémentaire pour autant. “L'an dernier à Laval, on a refusé l'équivalent d'une classe en agriculture. A la rentrée, ce sera pareil, on est déjà à 25 élèves de trop.” Le manque de moyen se traduit aussi par l'absence de personnel infirmier dans 60 établissements en France. Autant de petites et grandes peines que le comité espère faire entendre.

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