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Autres eco-gestion - 19-06-2015

L’alimentation en 2050, vue par les chercheurs de la Commission européenne

Prospective //// Dans quel monde vivrons-nous et comment nous nourrirons-nous en 2050 ? C’est la question que se pose un groupe de travail du centre de recherche de la Commission européenne, afin d’anticiper l’avenir et surtout, préparer les politiques à mettre en place en Europe pour faire face aux changements. Les chercheurs envisagent quatre scénarios, plus inquiétants les uns que les autres, mais tous "plausibles et utiles pour les décideurs politiques" selon leux.

Dans une étude en cours de préparation, les chercheurs du centre de recherche de la Commission européenne essaient d’anticiper l’avenir. "Il ne s’agit pas de faire des prédictions", expliquait Anne-Katrin Bock, lors de la conférence EGEA (17e conférence internationale sur la consommation de fruits et légumes) qui s’est tenue du 3 au 5 juin à Milan. "Nous identifions des cas possibles, au vu de l’environnement actuel et des évolutions anticipables". Les quatre scénarios qui émanent de l’étude reposent tous sur un même constat : le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation du nombre d’êtres humains (9 milliards en 2025) et le vieillissement de la population constituent les éléments essentiels de l’environnement de demain.

Quatre scénarios "plausibles" pour 2050

Le premier scénario envisage une population à majorité urbaine, qui cherche à se nourrir à bas coût, sans se soucier des qualités nutritives des aliments. Dans cette projection, le pouvoir de l’agroalimentaire est fort, concentré dans des multinationales et la mondialisation débordante, avec des échanges tous azimuts. Une situation qui entraîne une grande volatilité de la production. Les populations développent des maladies chroniques liées à leur mauvaise alimentation, mettant sous pression les économies sociales des pays européens.

Le scénario numéro 2 projette une Europe qui prend conscience que les tentatives de négociations internationales en matière de politique environnementale ont échoué. Sous la pression de la société civile, elle passe à l’action et protège ses intérêts, tout comme les autres Etats de la planète. Les embargo se multiplient, chacun décidant de garder ses propres ressources. Se développent alors des échanges directs, bilatéraux, qui permettent d’importer uniquement ce dont l’Europe à réellement besoin. Les populations elles-mêmes s’investissent dans le développement durable, avec l’agroécologie, l’agriculture verticale dans les zones urbaines (sur les toits des immeubles par exemple). La mondialisation n’existe plus et ce sont l’économie circulaire, le troc, les coopératives de petite taille qui s’imposent dans un monde de plus en plus collectif.

Du food au phood

Le 3e scénario voit l’Europe comme un continent déclinant, sous perfusion des Etats-Unis. Les grosses multinationales contrôlent l’agroalimentaire et les productions primaires, et produisent en masse.

Enfin, le 4e scénario envisage une Europe qui réagit face aux dépenses de santé énormes engendrées par une mauvaise alimentation des populations. On ne parle plus de "food" ("nourriture" en anglais) mais de "Phood", une contraction de "Pharmaceutique" et "Food". Il s’agit de voir l’alimentation comme un moyen d’être en meilleure santé et limiter ainsi les dépenses de santé publique. Dans ce "monde", on a difficilement accès aux produits frais de types fruits et légumes, mais grâce à une technologie en progrès constant, des alternatives existent : de la nourriture en poudre, des compléments alimentaires, des aliments fabriqués avec des imprimantes 3D, des denrées prescrites directement par le médecin… Un scénario digne d’un film de science fiction de type Soleil vert ! Et pourtant les chercheurs assurent que cette option est possible. Dans ce scénario, explique Sandra Caldeira, qui coordonne l’étude, "les personnes sont obsédées par leur santé physique, pas mentale...".

De la science-fiction à la réalité

Face à un auditoire médusé lors de la conférence EGEA de Milan, le professeur britannique à l’Oxford Martin School, Charles Godfray, a confirmé que ces scénarios étaient effectivement possibles, rappelant que les consommateurs cherchent une alimentation à bas prix (la part de revenus dépensée par les ménages est de 10 à 15 % en Europe) et que les technologies de pointe permettront dans 15 ans seulement de produire une viande artificielle "dont le goût sera identique à celui de la vraie". Pour rajouter un peu de noir au tableau déjà sombre, le professeur a estimé à 400 millions le nombre de décès annuels dans le monde dus aux changements climatiques. "Les fruits et légumes seront chers car difficiles à cultiver. Les populations en consommeront très peu et mourront de leur régime alimentaire malsain" explique-t-il.

Philippe Roux, à la tête de l’unité santé de la Commission européenne, s’est voulu rassurant, à sa façon. L’idée, c’est d’imaginer tous les scénarios, même les pires, afin d’être prêts et d’avoir déjà anticipé les politiques à mettre en place pour faire face, explique-t-il. Le problème c’est que "lancer une politique, ce n’est pas comme lancer un caillou dont on peut maîtriser la trajectoire. C’est plutôt comme lancer un oiseau dans la bonne direction, on ne sait pas s’il continuera dans ce sens".

Dans une étude en cours de préparation, les chercheurs du centre de recherche de la Commission européenne essaient d’anticiper l’avenir. "Il ne s’agit pas de faire des prédictions", expliquait Anne-Katrin Bock, lors de la conférence EGEA (17e conférence internationale sur la consommation de fruits et légumes) qui s’est tenue du 3 au 5 juin à Milan. "Nous identifions des cas possibles, au vu de l’environnement actuel et des évolutions anticipables".

Les quatre scénarios qui émanent de l’étude reposent tous sur un même constat : le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation du nombre d’êtres humains (9 milliards en 2025) et le vieillissement de la population constituent les éléments essentiels de l’environnement de demain.

Quatre scénarios "plausibles" pour 2050

Le premier scénario envisage une population à majorité urbaine, qui cherche à se nourrir à bas coût, sans se soucier des qualités nutritives des aliments. Dans cette projection, le pouvoir de l’agroalimentaire est fort, concentré dans des multinationales et la mondialisation débordante, avec des échanges tous azimuts. Une situation qui entraîne une grande volatilité de la production. Les populations développent des maladies chroniques liées à leur mauvaise alimentation, mettant sous pression les économies sociales des pays européens.

Le scénario numéro 2 projette une Europe qui prend conscience que les tentatives de négociations internationales en matière de politique environnementale ont échoué. Sous la pression de la société civile, elle passe à l’action et protège ses intérêts, tout comme les autres Etats de la planète. Les embargo se multiplient, chacun décidant de garder ses propres ressources. Se développent alors des échanges directs, bilatéraux, qui permettent d’importer uniquement ce dont l’Europe à réellement besoin. Les populations elles-mêmes s’investissent dans le développement durable, avec l’agroécologie, l’agriculture verticale dans les zones urbaines (sur les toits des immeubles par exemple). La mondialisation n’existe plus et ce sont l’économie circulaire, le troc, les coopératives de petite taille qui s’imposent dans un monde de plus en plus collectif.

Du food au phood

Le 3e scénario voit l’Europe comme un continent déclinant, sous perfusion des Etats-Unis. Les grosses multinationales contrôlent l’agroalimentaire et les productions primaires, et produisent en masse.

Enfin, le 4e scénario envisage une Europe qui réagit face aux dépenses de santé énormes engendrées par une mauvaise alimentation des populations. On ne parle plus de "food" ("nourriture" en anglais) mais de "Phood", une contraction de "Pharmaceutique" et "Food". Il s’agit de voir l’alimentation comme un moyen d’être en meilleure santé et limiter ainsi les dépenses de santé publique. Dans ce "monde", on a difficilement accès aux produits frais de types fruits et légumes, mais grâce à une technologie en progrès constant, des alternatives existent : de la nourriture en poudre, des compléments alimentaires, des aliments fabriqués avec des imprimantes 3D, des denrées prescrites directement par le médecin… Un scénario digne d’un film de science fiction de type Soleil vert ! Et pourtant les chercheurs assurent que cette option est possible. Dans ce scénario, explique Sandra Caldeira, qui coordonne l’étude, "les personnes sont obsédées par leur santé physique, pas mentale...".

De la science-fiction à la réalité

Face à un auditoire médusé lors de la conférence EGEA de Milan, le professeur britannique à l’Oxford Martin School, Charles Godfray, a confirmé que ces scénarios étaient effectivement possibles, rappelant que les consommateurs cherchent une alimentation à bas prix (la part de revenus dépensée par les ménages est de 10 à 15 % en Europe) et que les technologies de pointe permettront dans 15 ans seulement de produire une viande artificielle "dont le goût sera identique à celui de la vraie". Pour rajouter un peu de noir au tableau déjà sombre, le professeur a estimé à 400 millions le nombre de décès annuels dans le monde dus aux changements climatiques. "Les fruits et légumes seront chers car difficiles à cultiver. Les populations en consommeront très peu et mourront de leur régime alimentaire malsain" explique-t-il.

Philippe Roux, à la tête de l’unité santé de la Commission européenne, s’est voulu rassurant, à sa façon. L’idée, c’est d’imaginer tous les scénarios, même les pires, afin d’être prêts et d’avoir déjà anticipé les politiques à mettre en place pour faire face, explique-t-il. Le problème c’est que "lancer une politique, ce n’est pas comme lancer un caillou dont on peut maîtriser la trajectoire. C’est plutôt comme lancer un oiseau dans la bonne direction, on ne sait pas s’il continuera dans ce sens".

Dans une étude en cours de préparation, les chercheurs du centre de recherche de la Commission européenne essaient d’anticiper l’avenir. "Il ne s’agit pas de faire des prédictions", expliquait Anne-Katrin Bock, lors de la conférence EGEA (17e conférence internationale sur la consommation de fruits et légumes) qui s’est tenue du 3 au 5 juin à Milan. "Nous identifions des cas possibles, au vu de l’environnement actuel et des évolutions anticipables".

Les quatre scénarios qui émanent de l’étude reposent tous sur un même constat : le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation du nombre d’êtres humains (9 milliards en 2025) et le vieillissement de la population constituent les éléments essentiels de l’environnement de demain.

Quatre scénarios "plausibles" pour 2050

Le premier scénario envisage une population à majorité urbaine, qui cherche à se nourrir à bas coût, sans se soucier des qualités nutritives des aliments. Dans cette projection, le pouvoir de l’agroalimentaire est fort, concentré dans des multinationales et la mondialisation débordante, avec des échanges tous azimuts. Une situation qui entraîne une grande volatilité de la production. Les populations développent des maladies chroniques liées à leur mauvaise alimentation, mettant sous pression les économies sociales des pays européens.

Le scénario numéro 2 projette une Europe qui prend conscience que les tentatives de négociations internationales en matière de politique environnementale ont échoué. Sous la pression de la société civile, elle passe à l’action et protège ses intérêts, tout comme les autres Etats de la planète. Les embargo se multiplient, chacun décidant de garder ses propres ressources. Se développent alors des échanges directs, bilatéraux, qui permettent d’importer uniquement ce dont l’Europe à réellement besoin. Les populations elles-mêmes s’investissent dans le développement durable, avec l’agroécologie, l’agriculture verticale dans les zones urbaines (sur les toits des immeubles par exemple). La mondialisation n’existe plus et ce sont l’économie circulaire, le troc, les coopératives de petite taille qui s’imposent dans un monde de plus en plus collectif.

Du food au phood

Le 3e scénario voit l’Europe comme un continent déclinant, sous perfusion des Etats-Unis. Les grosses multinationales contrôlent l’agroalimentaire et les productions primaires, et produisent en masse.

Enfin, le 4e scénario envisage une Europe qui réagit face aux dépenses de santé énormes engendrées par une mauvaise alimentation des populations. On ne parle plus de "food" ("nourriture" en anglais) mais de "Phood", une contraction de "Pharmaceutique" et "Food". Il s’agit de voir l’alimentation comme un moyen d’être en meilleure santé et limiter ainsi les dépenses de santé publique. Dans ce "monde", on a difficilement accès aux produits frais de types fruits et légumes, mais grâce à une technologie en progrès constant, des alternatives existent : de la nourriture en poudre, des compléments alimentaires, des aliments fabriqués avec des imprimantes 3D, des denrées prescrites directement par le médecin… Un scénario digne d’un film de science fiction de type Soleil vert ! Et pourtant les chercheurs assurent que cette option est possible. Dans ce scénario, explique Sandra Caldeira, qui coordonne l’étude, "les personnes sont obsédées par leur santé physique, pas mentale...".

De la science-fiction à la réalité

Face à un auditoire médusé lors de la conférence EGEA de Milan, le professeur britannique à l’Oxford Martin School, Charles Godfray, a confirmé que ces scénarios étaient effectivement possibles, rappelant que les consommateurs cherchent une alimentation à bas prix (la part de revenus dépensée par les ménages est de 10 à 15 % en Europe) et que les technologies de pointe permettront dans 15 ans seulement de produire une viande artificielle "dont le goût sera identique à celui de la vraie". Pour rajouter un peu de noir au tableau déjà sombre, le professeur a estimé à 400 millions le nombre de décès annuels dans le monde dus aux changements climatiques. "Les fruits et légumes seront chers car difficiles à cultiver. Les populations en consommeront très peu et mourront de leur régime alimentaire malsain" explique-t-il.

Philippe Roux, à la tête de l’unité santé de la Commission européenne, s’est voulu rassurant, à sa façon. L’idée, c’est d’imaginer tous les scénarios, même les pires, afin d’être prêts et d’avoir déjà anticipé les politiques à mettre en place pour faire face, explique-t-il. Le problème c’est que "lancer une politique, ce n’est pas comme lancer un caillou dont on peut maîtriser la trajectoire. C’est plutôt comme lancer un oiseau dans la bonne direction, on ne sait pas s’il continuera dans ce sens".

Dans une étude en cours de préparation, les chercheurs du centre de recherche de la Commission européenne essaient d’anticiper l’avenir. "Il ne s’agit pas de faire des prédictions", expliquait Anne-Katrin Bock, lors de la conférence EGEA (17e conférence internationale sur la consommation de fruits et légumes) qui s’est tenue du 3 au 5 juin à Milan. "Nous identifions des cas possibles, au vu de l’environnement actuel et des évolutions anticipables".

Les quatre scénarios qui émanent de l’étude reposent tous sur un même constat : le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’augmentation du nombre d’êtres humains (9 milliards en 2025) et le vieillissement de la population constituent les éléments essentiels de l’environnement de demain.

Quatre scénarios "plausibles" pour 2050

Le premier scénario envisage une population à majorité urbaine, qui cherche à se nourrir à bas coût, sans se soucier des qualités nutritives des aliments. Dans cette projection, le pouvoir de l’agroalimentaire est fort, concentré dans des multinationales et la mondialisation débordante, avec des échanges tous azimuts. Une situation qui entraîne une grande volatilité de la production. Les populations développent des maladies chroniques liées à leur mauvaise alimentation, mettant sous pression les économies sociales des pays européens.

Le scénario numéro 2 projette une Europe qui prend conscience que les tentatives de négociations internationales en matière de politique environnementale ont échoué. Sous la pression de la société civile, elle passe à l’action et protège ses intérêts, tout comme les autres Etats de la planète. Les embargo se multiplient, chacun décidant de garder ses propres ressources. Se développent alors des échanges directs, bilatéraux, qui permettent d’importer uniquement ce dont l’Europe à réellement besoin. Les populations elles-mêmes s’investissent dans le développement durable, avec l’agroécologie, l’agriculture verticale dans les zones urbaines (sur les toits des immeubles par exemple). La mondialisation n’existe plus et ce sont l’économie circulaire, le troc, les coopératives de petite taille qui s’imposent dans un monde de plus en plus collectif.

Du food au phood

Le 3e scénario voit l’Europe comme un continent déclinant, sous perfusion des Etats-Unis. Les grosses multinationales contrôlent l’agroalimentaire et les productions primaires, et produisent en masse.

Enfin, le 4e scénario envisage une Europe qui réagit face aux dépenses de santé énormes engendrées par une mauvaise alimentation des populations. On ne parle plus de "food" ("nourriture" en anglais) mais de "Phood", une contraction de "Pharmaceutique" et "Food". Il s’agit de voir l’alimentation comme un moyen d’être en meilleure santé et limiter ainsi les dépenses de santé publique. Dans ce "monde", on a difficilement accès aux produits frais de types fruits et légumes, mais grâce à une technologie en progrès constant, des alternatives existent : de la nourriture en poudre, des compléments alimentaires, des aliments fabriqués avec des imprimantes 3D, des denrées prescrites directement par le médecin… Un scénario digne d’un film de science fiction de type Soleil vert ! Et pourtant les chercheurs assurent que cette option est possible. Dans ce scénario, explique Sandra Caldeira, qui coordonne l’étude, "les personnes sont obsédées par leur santé physique, pas mentale...".

De la science-fiction à la réalité

Face à un auditoire médusé lors de la conférence EGEA de Milan, le professeur britannique à l’Oxford Martin School, Charles Godfray, a confirmé que ces scénarios étaient effectivement possibles, rappelant que les consommateurs cherchent une alimentation à bas prix (la part de revenus dépensée par les ménages est de 10 à 15 % en Europe) et que les technologies de pointe permettront dans 15 ans seulement de produire une viande artificielle "dont le goût sera identique à celui de la vraie". Pour rajouter un peu de noir au tableau déjà sombre, le professeur a estimé à 400 millions le nombre de décès annuels dans le monde dus aux changements climatiques. "Les fruits et légumes seront chers car difficiles à cultiver. Les populations en consommeront très peu et mourront de leur régime alimentaire malsain" explique-t-il.

Philippe Roux, à la tête de l’unité santé de la Commission européenne, s’est voulu rassurant, à sa façon. L’idée, c’est d’imaginer tous les scénarios, même les pires, afin d’être prêts et d’avoir déjà anticipé les politiques à mettre en place pour faire face, explique-t-il. Le problème c’est que "lancer une politique, ce n’est pas comme lancer un caillou dont on peut maîtriser la trajectoire. C’est plutôt comme lancer un oiseau dans la bonne direction, on ne sait pas s’il continuera dans ce sens".

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