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Fourrages - 05-06-2015

Lupin, féverole et soja sur le gril !

INNOVATION //// Toaster les graines pour en augmenter leur valeur alimentaire et viser l'autonomie protéique, tel est l'objectif des éleveurs du Grapea-Civam de Vendée. Les premiers résultats de ce projet innovant sont prometteurs !

Griller les graines à la ferme ! Le projet du toasteur mobile est né de la volonté d'éleveurs, en système herbager déjà très autonomes en protéines, de gagner encore plus en autonomie dans les rations hivernales et de valoriser les protéagineux cultivés sur les exploitations. L'intérêt du toastage ? La cuisson des grains élimine les facteurs anti nutritionnels thermosensibles (FAT) que sont entre autres les tanins et facteurs anti trypsiques. Cela permet de diminuer la dégradabilité des protéines. “Les protéines sont moins solubles, elles ne sont plus dégradées dans le rumen des vaches mais assimilées dans l'intestin et donc mieux valorisées”, explique Antoine Biteau, président du Grapea-Civam 85. Les éleveurs ont réalisé des essais de toastage sur lupin, féverole et soja, pour “trouver les réglages adéquats”, notamment la température et la vitesse d’alimentation des tapis. Des échantillons ont été analysés en laboratoire afin de calculer les valeurs alimentaires obtenues (PDI et UFL). Et les résultats sont sans appel ! Les valeurs de PDIE et PDIA sont multipliées par 2 ou 3 et même 6 pour le soja (voir tableau). Sur le plan protéique, la féverole toastée égale presque le soja, le lupin lui est supérieur. “Les écarts entre PDIE et PDIA diminuent, ce qui rend l'équilibre des rations plus faciles à gérer.” Les UF augmentent eux aussi entre 7 et 28 %.

Et coté économique ?

Le coût de revient de la technique a été calculé sur la base d'un amortissement de la machine sur 7 ans (investissement de 70 000 euros HT) et d'hypothèses de fonctionnement plutôt pessimistes : débit de 1,6 t/h et consommation de 27 litres de fuel/tonne. Pour 600 tonnes toastées par an, l'union des Cuma évalue le tarif à 62,40 €/t en comptant un salarié à 22 €/h, et 54 €/t pour un volume de 1 000 tonnes. Sans salarié, le coût baisserait respectivement à 47,9 et 39,70 €/t. “Et tout ça sans subvention !”, s'enthousiasme le président. Encouragé pas ces résultats techniques et économiques, le groupe souhaite poursuivre les investigations. “On peut encore améliorer la qualité du toastage en affinant les réglages. Les modes de calcul des PDI sont à perfectionner. On étudie aussi l'opportunité d'utiliser du biogaz issu de la méthanisation agricole.” Tout en continuant les tests sur les vaches laitières, des essais sont également prévus dans des élevages de porcs et volailles. “Et si les éleveurs locaux sont partants (à partir de 600 tonnes engagées), l'investissement pourrait être réalisé par la Cuma départementale 'défi'”, en vue d'être opérationnel avant l'hiver.

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