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France - 05-06-2015

Les vaches laitières représentent le premier laboratoire en élevage

perspectiveS //// Robotisation et automatisation peuplent de plus en plus les ateliers laitiers. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives.

L’an dernier, le nombre d’exploitations qui ont installé un robot de traite a fait un bond de 15 %. Fin 2014, le contrôle laitier comptait parmi ses adhérents plus de 3 000 élevages équipés d’au moins un robot ; l’Institut de l’élevage estime qu’il y en aurait 4 000 en tout, en France. C’est deux fois plus qu’en 2010 et cinq fois plus qu’en 2007. Au-delà des considérations commerciales, il faut penser que chaque robot est relié à un ordinateur. De là, se forme une bulle de données, à la vache ou au troupeau, exploitées par l’éleveur ou pas. De quoi laisser songeur plus d’un entrepreneur. Car les vaches laitières sont les animaux les plus suivis, à distance : systèmes d’alerte de vêlage, sonde thermique pour détecter les chaleurs, podomètres, collier électronique pour vérifier les passages à la traite ou à l’auge. Les distributeurs automatiques d’aliments (Dac et Dal) trouvent également un regain d’intérêt dans les exploitations. Tous ces appareils émettent leurs propres informations. L’éleveur peut les recouper pour en tirer des conclusions personnelles sur l’état de son troupeau, la qualité de ses installations, ses choix d’accouplements, etc. Les capteurs de lait permettent déjà d’affiner le spectre du lait. On parvient aujourd’hui à distinguer une anomalie chez une vache à la qualité de son lait, à anticiper une mammite avant qu’elle ne se développe, à prévoir un pic de lactation. Demain, l’éleveur pourra “dessiner” la vache qui convient le mieux à son système et à ses ambitions : allier le numérique et la génomique permettra d’isoler des souches génétiques.

La question de la solvabilité

Les possibilités semblent exponentielles. On comprend donc que des firmes s’intéressent de près à créer un recueil d’élevages le plus large possible. “Les fabricants de robots, de distributeurs d’aliments ou de capteurs ont évidemment intérêt à valoriser ces données”, observe Benoist Piednoir, en charge des systèmes d’information à l’Institut de l’élevage. Derrière, de nouveaux services peuvent être créés, des conseils peuvent accompagner une installation à plus long terme. Une force de vente.

Cette évolution a néanmoins une limite, pointe le spécialiste : “La solvabilité.” Le service développé en parallèle d’un logiciel d’aide à la décision devrait coûter cher. Or, le nombre de clients potentiels pourrait être limité. Benoist Piednoir ne croit donc pas à une généralisation de ces outils d’aide à la décision en France. “Leur développement sera peut-être pertinent dans des grandes fermes de 300 ou 500 vaches : l’éleveur ne pourra plus faire un suivi de la vache à la vache, il aura besoin d’aide.” A la rigueur, dans certains élevages de 50-60 VL, “il pourra y avoir des effets d’opportunités, s’ils sont équipés d’un robot de traite”. Les entreprises de conseil en élevage ont ainsi mutualisé les moyens pour proposer de nouveaux services aux éleveurs, mais aussi aux laiteries.

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