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Bovins lait - 29-05-2015

"Je suis passé du système agrobusiness au système herbager"

TEMOIGNAGE //// C'est un souci économique qui a conduit Hubert Jahan, agriculteur à Sucé-sur-Erdre, en périphérie de Nantes, à se tourner vers un système herbager plus pâturant. Cinq ans plus tard, aucun regret, plus de temps libre et un revenu satisfaisant !

A 54 ans, Hubert Jahan " faisait de l'herbe depuis longtemps !" Mais en 2009, la crise laitière a raison de son système. Avec un produit d'exploitation provenant à 90% de la vente de lait, "j'allais dans le mur, je perdais 1500 euros par mois". Ce triste constat le pousse à se remettre en question. " Je n'étais pas prêt pour l'agriculture biologique, mais je voulais changer de fonctionnement." En recherche de solution, il s'inscrit à une réunion sur l'herbe organisée par le Civam et trouve chaussure à son pied. " J'étais enthousiasmé par ce système herbager, c'était ça qu'il me fallait." Hubert Jahan décide alors de suivre les recommandations du Civam : remplacer les parcelles de graminées mono-espèces par des mélanges de fétuque, RGA et trèfle, faire pâturer les vaches avant l'hiver, déprimer au plus tôt à la sortie de l'hiver, attendre 18 cm de hauteur d'herbe pour mettre les vaches, raser pour favoriser le tallage des graminées. "L'herbe que je faisais n'était pas du tout adapté aux vaches", s'amuse-t-il à présent. Parallèlement, pour faciliter l'accès aux pâtures, il empierre 500 mètres de chemins. " Les vaches ne rechignent plus à sortir, elles n'ont plus les pieds dans la gadoue." Les trèfles qui avaient été supprimés des prairies pour faciliter le désherbage ont repris leur place. " Je désherbais 40 ha de pâture tous les ans pour éliminer le mouron présent en quantité à cause des apports de lisier." Les herbicides sont désormais de l'histoire ancienne, les engrais sur les pâtures aussi. " Et j'ai plus de rendement en herbe car je fais pâturer au bon moment et je laisse un temps de pause pour que ça pousse." Le système s'est mis en place petit à petit. Avec des conséquences sur le temps de travail, " je passe moins de 800 heures par an sur le tracteur". Sur la consommation de carburant, "mes voisins ont des bols mélangeurs qui consomment 3000 litres de fuel à l'année, moi c'est ce que je consomme par an pour toute la ferme". Les concentrés azotés et énergétiques ont été réduits de plus de 40 %. Naturellement, la production par vache et le prix du litre de lait ont chuté eux aussi. " On ne fait pas des taux avec de l'herbe, ou alors, je ne suis pas encore assez au point !" La paie de lait a chuté mais les charges ont fortement baissé à tel point que " mon revenu a progressé de façon importante. En prix du litre de lait, je suis dans le plus mauvais quart des exploitants du centre de gestion, mais en revenu, je suis dans le quart supérieur". " Le risque d'isolement est réel quand on change de système. Je n'intéressais plus la coopérative car j'achetais moins d'engrais et de soja ! Je suis passé du système agrobusiness au système herbager. Si je n'avais pas été entouré, je n'aurais jamais pu sauter le pas. Le groupe est important pour être rassuré et conforté dans les décisions. Les formations Civam m'aident à avancer et à trouver mes solutions. Et ne pas résoudre les problèmes par du chimique, c'est passionnant !" Aujourd'hui, le système semble bien en place et les projets nombreux : introduction de races plus rustiques (jersiaise, pie rouge), passage en bio et agroforesterie sur 5 ha en 2015, et installation du fils en 2016. Encadré : l'exploitation en chiffre SAU de 62 ha 50 ha de prairies 8 ha de maïs 4 ha d'orge Production de 400000 litres de lait 80 Prim'Holstein A 54 ans, Hubert Jahan " faisait de l'herbe depuis longtemps !" Mais en 2009, la crise laitière a raison de son système. Avec un produit d'exploitation provenant à 90% de la vente de lait, "j'allais dans le mur, je perdais 1500 euros par mois". Ce triste constat le pousse à se remettre en question. " Je n'étais pas prêt pour l'agriculture biologique, mais je voulais changer de fonctionnement." En recherche de solution, il s'inscrit à une réunion sur l'herbe organisée par le Civam et trouve chaussure à son pied. " J'étais enthousiasmé par ce système herbager, c'était ça qu'il me fallait." Hubert Jahan décide alors de suivre les recommandations du Civam : remplacer les parcelles de graminées mono-espèces par des mélanges de fétuque, RGA et trèfle, faire pâturer les vaches avant l'hiver, déprimer au plus tôt à la sortie de l'hiver, attendre 18 cm de hauteur d'herbe pour mettre les vaches, raser pour favoriser le tallage des graminées. "L'herbe que je faisais n'était pas du tout adapté aux vaches", s'amuse-t-il à présent. Parallèlement, pour faciliter l'accès aux pâtures, il empierre 500 mètres de chemins. " Les vaches ne rechignent plus à sortir, elles n'ont plus les pieds dans la gadoue." Les trèfles qui avaient été supprimés des prairies pour faciliter le désherbage ont repris leur place. " Je désherbais 40 ha de pâture tous les ans pour éliminer le mouron présent en quantité à cause des apports de lisier." Les herbicides sont désormais de l'histoire ancienne, les engrais sur les pâtures aussi. " Et j'ai plus de rendement en herbe car je fais pâturer au bon moment et je laisse un temps de pause pour que ça pousse." Le système s'est mis en place petit à petit. Avec des conséquences sur le temps de travail, " je passe moins de 800 heures par an sur le tracteur". Sur la consommation de carburant, "mes voisins ont des bols mélangeurs qui consomment 3000 litres de fuel à l'année, moi c'est ce que je consomme par an pour toute la ferme". Les concentrés azotés et énergétiques ont été réduits de plus de 40 %. Naturellement, la production par vache et le prix du litre de lait ont chuté eux aussi. " On ne fait pas des taux avec de l'herbe, ou alors, je ne suis pas encore assez au point !" La paie de lait a chuté mais les charges ont fortement baissé à tel point que " mon revenu a progressé de façon importante. En prix du litre de lait, je suis dans le plus mauvais quart des exploitants du centre de gestion, mais en revenu, je suis dans le quart supérieur". " Le risque d'isolement est réel quand on change de système. Je n'intéressais plus la coopérative car j'achetais moins d'engrais et de soja ! Je suis passé du système agrobusiness au système herbager. Si je n'avais pas été entouré, je n'aurais jamais pu sauter le pas. Le groupe est important pour être rassuré et conforté dans les décisions. Les formations Civam m'aident à avancer et à trouver mes solutions. Et ne pas résoudre les problèmes par du chimique, c'est passionnant !" Aujourd'hui, le système semble bien en place et les projets nombreux : introduction de races plus rustiques (jersiaise, pie rouge), passage en bio et agroforesterie sur 5 ha en 2015, et installation du fils en 2016. Encadré : l'exploitation en chiffre SAU de 62 ha 50 ha de prairies 8 ha de maïs 4 ha d'orge Production de 400000 litres de lait 80 Prim'Holstein A 54 ans, Hubert Jahan " faisait de l'herbe depuis longtemps !" Mais en 2009, la crise laitière a raison de son système. Avec un produit d'exploitation provenant à 90% de la vente de lait, "j'allais dans le mur, je perdais 1500 euros par mois". Ce triste constat le pousse à se remettre en question. " Je n'étais pas prêt pour l'agriculture biologique, mais je voulais changer de fonctionnement." En recherche de solution, il s'inscrit à une réunion sur l'herbe organisée par le Civam et trouve chaussure à son pied. " J'étais enthousiasmé par ce système herbager, c'était ça qu'il me fallait." Hubert Jahan décide alors de suivre les recommandations du Civam : remplacer les parcelles de graminées mono-espèces par des mélanges de fétuque, RGA et trèfle, faire pâturer les vaches avant l'hiver, déprimer au plus tôt à la sortie de l'hiver, attendre 18 cm de hauteur d'herbe pour mettre les vaches, raser pour favoriser le tallage des graminées. "L'herbe que je faisais n'était pas du tout adapté aux vaches", s'amuse-t-il à présent. Parallèlement, pour faciliter l'accès aux pâtures, il empierre 500 mètres de chemins. " Les vaches ne rechignent plus à sortir, elles n'ont plus les pieds dans la gadoue." Les trèfles qui avaient été supprimés des prairies pour faciliter le désherbage ont repris leur place. " Je désherbais 40 ha de pâture tous les ans pour éliminer le mouron présent en quantité à cause des apports de lisier." Les herbicides sont désormais de l'histoire ancienne, les engrais sur les pâtures aussi. " Et j'ai plus de rendement en herbe car je fais pâturer au bon moment et je laisse un temps de pause pour que ça pousse." Le système s'est mis en place petit à petit. Avec des conséquences sur le temps de travail, " je passe moins de 800 heures par an sur le tracteur". Sur la consommation de carburant, "mes voisins ont des bols mélangeurs qui consomment 3000 litres de fuel à l'année, moi c'est ce que je consomme par an pour toute la ferme". Les concentrés azotés et énergétiques ont été réduits de plus de 40 %. Naturellement, la production par vache et le prix du litre de lait ont chuté eux aussi. " On ne fait pas des taux avec de l'herbe, ou alors, je ne suis pas encore assez au point !" La paie de lait a chuté mais les charges ont fortement baissé à tel point que " mon revenu a progressé de façon importante. En prix du litre de lait, je suis dans le plus mauvais quart des exploitants du centre de gestion, mais en revenu, je suis dans le quart supérieur". " Le risque d'isolement est réel quand on change de système. Je n'intéressais plus la coopérative car j'achetais moins d'engrais et de soja ! Je suis passé du système agrobusiness au système herbager. Si je n'avais pas été entouré, je n'aurais jamais pu sauter le pas. Le groupe est important pour être rassuré et conforté dans les décisions. Les formations Civam m'aident à avancer et à trouver mes solutions. Et ne pas résoudre les problèmes par du chimique, c'est passionnant !" Aujourd'hui, le système semble bien en place et les projets nombreux : introduction de races plus rustiques (jersiaise, pie rouge), passage en bio et agroforesterie sur 5 ha en 2015, et installation du fils en 2016. Encadré : l'exploitation en chiffre SAU de 62 ha 50 ha de prairies 8 ha de maïs 4 ha d'orge Production de 400000 litres de lait 80 Prim'Holstein A 54 ans, Hubert Jahan " faisait de l'herbe depuis longtemps !" Mais en 2009, la crise laitière a raison de son système. Avec un produit d'exploitation provenant à 90% de la vente de lait, "j'allais dans le mur, je perdais 1500 euros par mois". Ce triste constat le pousse à se remettre en question. " Je n'étais pas prêt pour l'agriculture biologique, mais je voulais changer de fonctionnement." En recherche de solution, il s'inscrit à une réunion sur l'herbe organisée par le Civam et trouve chaussure à son pied. " J'étais enthousiasmé par ce système herbager, c'était ça qu'il me fallait." Hubert Jahan décide alors de suivre les recommandations du Civam : remplacer les parcelles de graminées mono-espèces par des mélanges de fétuque, RGA et trèfle, faire pâturer les vaches avant l'hiver, déprimer au plus tôt à la sortie de l'hiver, attendre 18 cm de hauteur d'herbe pour mettre les vaches, raser pour favoriser le tallage des graminées. "L'herbe que je faisais n'était pas du tout adapté aux vaches", s'amuse-t-il à présent. Parallèlement, pour faciliter l'accès aux pâtures, il empierre 500 mètres de chemins. " Les vaches ne rechignent plus à sortir, elles n'ont plus les pieds dans la gadoue." Les trèfles qui avaient été supprimés des prairies pour faciliter le désherbage ont repris leur place. " Je désherbais 40 ha de pâture tous les ans pour éliminer le mouron présent en quantité à cause des apports de lisier." Les herbicides sont désormais de l'histoire ancienne, les engrais sur les pâtures aussi. " Et j'ai plus de rendement en herbe car je fais pâturer au bon moment et je laisse un temps de pause pour que ça pousse." Le système s'est mis en place petit à petit. Avec des conséquences sur le temps de travail, " je passe moins de 800 heures par an sur le tracteur". Sur la consommation de carburant, "mes voisins ont des bols mélangeurs qui consomment 3000 litres de fuel à l'année, moi c'est ce que je consomme par an pour toute la ferme". Les concentrés azotés et énergétiques ont été réduits de plus de 40 %. Naturellement, la production par vache et le prix du litre de lait ont chuté eux aussi. " On ne fait pas des taux avec de l'herbe, ou alors, je ne suis pas encore assez au point !" La paie de lait a chuté mais les charges ont fortement baissé à tel point que " mon revenu a progressé de façon importante. En prix du litre de lait, je suis dans le plus mauvais quart des exploitants du centre de gestion, mais en revenu, je suis dans le quart supérieur". " Le risque d'isolement est réel quand on change de système. Je n'intéressais plus la coopérative car j'achetais moins d'engrais et de soja ! Je suis passé du système agrobusiness au système herbager. Si je n'avais pas été entouré, je n'aurais jamais pu sauter le pas. Le groupe est important pour être rassuré et conforté dans les décisions. Les formations Civam m'aident à avancer et à trouver mes solutions. Et ne pas résoudre les problèmes par du chimique, c'est passionnant !" Aujourd'hui, le système semble bien en place et les projets nombreux : introduction de races plus rustiques (jersiaise, pie rouge), passage en bio et agroforesterie sur 5 ha en 2015, et installation du fils en 2016. Encadré : l'exploitation en chiffre SAU de 62 ha 50 ha de prairies 8 ha de maïs 4 ha d'orge Production de 400000 litres de lait 80 Prim'Holstein Texte mal balisé (Intertitre): "Je ne ferais pas machine arrière" Texte mal balisé (Intertitre): Un changement de cap salvateur Texte mal balisé (Intertitre): Etre conforté dans ses décisions Texte mal balisé (Intertitre): "Je ne ferais pas machine arrière" Texte mal balisé (Intertitre): Un changement de cap salvateur Texte mal balisé (Intertitre): Etre conforté dans ses décisions Texte mal balisé (Intertitre): "Je ne ferais pas machine arrière" Texte mal balisé (Intertitre): Un changement de cap salvateur Texte mal balisé (Intertitre): Etre conforté dans ses décisions Texte mal balisé (Intertitre): "Je ne ferais pas machine arrière" Texte mal balisé (Intertitre): Un changement de cap salvateur Texte mal balisé (Intertitre): Etre conforté dans ses décisions Texte mal balisé (Signature): Sabine Huet Sabine Huet Sabine Huet Sabine Huet Texte mal balisé (Signature Mail): sabine.huet@aveniragricole.net sabine.huet@aveniragricole.net sabine.huet@aveniragricole.net sabine.huet@aveniragricole.net Texte mal balisé (Note de bas de page): Hubert Jahan témoignait lors du forum sur l'agroécologie organisé par le Civam Pays-de-la-Loire en avril dernier au Lycée du Fresne à Angers. Hubert Jahan témoignait lors du forum sur l'agroécologie organisé par le Civam Pays-de-la-Loire en avril dernier au Lycée du Fresne à Angers. Hubert Jahan témoignait lors du forum sur l'agroécologie organisé par le Civam Pays-de-la-Loire en avril dernier au Lycée du Fresne à Angers. Hubert Jahan témoignait lors du forum sur l'agroécologie organisé par le Civam Pays-de-la-Loire en avril dernier au Lycée du Fresne à Angers. Texte mal balisé (_Legende): Hubert Jahan : "Ne pas résoudre les problèmes par du chimique, c'est passionnant !" Texte mal balisé (^1):

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