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Pays de la Loire - 29-01-2004

300 éleveurs occupent le Comité régional porcin

En décembre, les éleveurs de la Confédération paysanne avaient poliment demandé à Jean Salmon, président de la Chambre régionale d’agriculture de Bretagne, d’animer une réunion entre les présidents de groupements et d’autres membres des comités régionaux porcins bretons et ligériens. Depuis, pas de réponse. Qu’à cela ne tienne : mardi 27 janvier, à 14 h, 300 éleveurs de tout l’Ouest sont, eux, venus au rendez-vous, et depuis occupent la Chambre régionale d’agriculture. Ce jeudi à 10 h, ils sont encore 70 à se réveiller dans ce bâtiment symbole de l’agriculture bretonne. Dans la journée, des délégations du Nord-Pas-de Calais et du Centre devraient les rejoindre. « On s’installe pour continuer dans la durée si rien n’est fait », insiste René Louail, ex-porte-parole national. Ce jeudi sera en effet marqué par une table-ronde au Ministère de l’agriculture avec la présentation du rapport Porry. Opposés à tout plan de cessation, les éleveurs de la Confédération paysanne veulent que leurs 4 revendications soient adoptées.
« Aujourd’hui, c’est plutôt le déménagement des éleveurs qui s’organise. Nous, on ne veut pas éliminer des paysans », explique Pierre Brosseau, responsable du porc au syndicat national. « On veut que les crédits du plan de cessation soient d’abord consacrés à un plan de désendettement des éleveurs, avec un co-financement par les créanciers (banques, fournisseurs, groupements...). On propose que les éleveurs bénéficient d’un prêt à 0% remboursable quand les cours auront atteint 1,35 e/kg ». De plus, les syndicalistes exigent une réduction des poids de carcasse de 5 kg afin d’assurer une « remontée significative des cours » : « cela enlèverait 2000 tonnes par semaine sur la zone Uniporc ». Pierre Brosseau conçoit cette mesure comme temporaire « pour sauver des éleveurs » mais ne doute pas de son efficacité : « en août, la perte de 5 kg sur les poids moyens à cause de la canicule a fait passer le cours d’1 euro à 1,29 euro malgré la chute de la consommation ». 3ème mesure : une maîtrise européenne de l’offre porcine dans le cadre d’une OCM. « Derrière l’idée du plan de cessation, on ne parle pas de diminuer les volumes ! », s’exclame le représentant syndical. « L’argument selon lequel les places laissées par la France seraient reprises par l’Espagne et le Danemark est peut-être valable à long terme mais pas à court terme. Les cochons qui seront vendus dans 6 ou 12 mois sont déjà nés : les pays ne peuvent pas réagir plus rapidement ». Enfin, la Constitution européenne en cours d’élaboration doit comporter les principes de souveraineté alimentaire et de préférence communautaire.
Ces revendications ont été exposées mardi à six « décideurs de la politique porcine » dont Guillaume Roué, (Inaporc), Marcel Corman (Union des groupements bretons) et Fortuné le Calvez (CRP Bretagne). Ceux-ci les ont écoutées mais ne les ont pas signées. Par contre, le CRP Pays de la Loire, réuni mercredi, déclare partager les « soucis » du syndicat sur le plan de désendettement, la maîtrise de l’offre européenne et la préférence communautaire. En outre, l’URCA et le CRP ligérien proposent« une baisse de la gamme des poids à 75-97 kgs, dans les meilleurs délais » à la condition que les plus-values données aux éleveurs dans la grille actuelle (75-100) soient maintenues. Les ligériens transmettent ce jeudi cette proposition aux autres représentants de la zone Uniporc.
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