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Grandes cultures - 22-05-2015

Remplacer le métal par le végétal

AGRICULTURE DE CONSERVATION //// Les couverts végétaux ont la capacité de protéger la vie du sol. Leurs racines stimulent les micro-organismes et par leur biais favorisent la présence de glomaline, cette “colle” qui améliore la structure du sol.

Le sol n'est pas un milieu inerte. Il contient la concentration de vie la plus élevée sur terre.” Alfred Gässler, expert du semis direct sous couvert végétal en France et en Europe, et administrateur de l'Apad (1), intervenait au Salon de l'Agriculture à Paris. “Le sol est un milieu vivant que l'on peut nourrir et protéger par des couverts.” Ce spécialiste prône la couverture permanente du sol avec des racines vivantes. “Le couvert végétal est un outil multifonctions rentable.” On ne compte plus en effet ces avantages : gestion des adventices, “le fait de ne pas toucher au sol limite considérablement la levée des mauvaises herbes”, lutte contre la battance et l'érosion, piège à nitrates, structuration du sol “un radis descend à un mètre de profondeur”, production de fourrage en interculture, possibilité de doubles cultures “si on récolte tôt”, production de biomasse “pour le méthaniseur par exemple”, augmentation de la biodiversité dans le sol. “Plus il y a d'espèces, plus ça stimule la vie dans le sol.”

La glomaline structure le sol

“Un sol fertile et sain doit être structuré, protégé, équilibré, alimenté et surtout vivant, sinon les problèmes commencent !” Alfred Gässler recommande donc de “remplacer le métal par le végétal”, c'est-à-dire d'implanter des couverts importants et diversifiés pour avoir un maximum de racines. La richesse des racines est de sécréter des exsudats qui stimulent le développement et la prolifération des organismes vivants, dont les champignons mycorhiziens à arbuscules. C'est sur eux que se trouve la glomaline, une glycoprotéine qui agit comme une “colle” et stabilise les agrégats du sol. Résultat : “Avec un mélange de couverts, la structure du sol est améliorée et on n'a plus de problème d'érosion, ni de tassement.” Les mycorhizes sur les racines jouent elle aussi, un rôle considérable car elles augmentent leur volume d’exploration du sol “jusqu'à 300 fois” et optimisent l’absorption d’éléments nutritifs, le phosphore notamment. “Le problème, c'est que neuf variétés sur onze ne sont plus mycorhizées, ce qui rend leur système racinaire trop faible pour absorber les éléments.”

La roche mère, un réservoir de minéraux

Autre avantage de taille : les plantes remontent en superficie des minéraux de la roche mère. “Le sarrasin remonte du calcium, du phosphore et du magnésium, les crucifères, du soufre.” Et la liste n'est pas exhaustive : “Avec du lupin, on a du phosphore et du potassium, avec de la féverole du calcium, et avec un mélange de phacélie et de lentilles, on remonte du phosphore et du fer.” Les couverts sont donc à choisir en fonction des objectifs, du délai disponible et de la rotation, “pas de radis avant un colza par exemple”. Et pour fixer l'azote de l'air, “rien de tel que la féverole” et les légumineuses en général ! “Un blé semé en direct dans une luzerne vivante a fait un rendement de 80 q/ha avec un apport d'azote de 100 kg/ha. Dans la même parcelle, le blé semé en techniques culturales simplifiées sur sol nu, a donné le même rendement (78 q/ha) mais avec 180 kg N/ha. L'avenir, c'est ça.”

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