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Pays de la Loire - 09-10-2003

' Notre porc retrouve de la compétitivité'

Le porc brésilien perd de sa vigueur et cela n’arrache aucune larme à Guillaume Roué. Bien au contraire : pour le président de l’interprofession porcine, le cochon français retrouve ainsi de la force. La moindre capacité offensive des exportations brésiliennes est une des raisons de « l’optimisme » du représentant professionnel : pour lui, le marché du porc entre dans un cycle plus favorable.
Confronté à une baisse de 10 % de sa production, suite à des faillites liées à la récession économique en Amérique Latine, et à la montée de la valeur du real par rapport au dollar, le Brésil a vu le prix de ses porcs multiplié par 2,5 en quelques mois. Cela le rend moins offensif sur les marchés de l’Est, en particulier russe, ce qui facilite le grand retour des productions européennes. Certes, celles-ci vont être affectées par la hausse du coût de l’aliment… mais elles ne seront pas les seules. « Avec, simultanément, une moisson ukrainienne catastrophique et une récolte européenne peu abondante, on constate une quasi-pénurie en blé », expose Guillaume Roué. « A raison de 2 cts du kilo d’aliment, cela va augmenter de 8 cts d’euro notre coût de revient par kilo de porc. Mais le marché mondial n’est plus au rabais, le prix européen se rapproche du cours mondial. Le Brésil lui aussi est soumis à ce coût supérieur, et nous, on va récupérer encore un peu de compétitivité ».
S’ajoute à ce contexte international une « stagnation, voire une diminution de la production européenne », propice à fluidifier l’équilibre offre-demande sur le marché intérieur. Et les effets de la canicule sur les quantités de viande se manifesteront début 2004. Cependant, Guillaume Roué ne s’engage pas sur l’évolution des prix de marché. A ses côtés, Fortuné Le Calvé, président du comité régional porcin breton, souligne qu’un quart des producteurs sont en situation de capitaux propres négatifs et sont donc fragilisés : le flirt, actuellement observé, entre les cours et le prix d’équilibre doit donc se prolonger pour assainir les trésoreries. Sachant qu’un redressement des cours peut être gommé par une hausse sensible du prix de l’aliment.
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