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Pays de la Loire - 06-03-2015

Des spéculateurs ,
les investisseurs ?

etat des lieux//// La FNPPR appelle à revoir “le code du propriétaire” afin de l’assouplir pour permettre à ces “partenaires” de l’agriculture de jouer leur rôle de modérateurs. La spéculation sur le foncier agricole n’existerait pas…

On discute beaucoup pour chercher des solutions : les Safer, les banques, Terre de liens, le conseil régional, etc. Mais le problème de base reste de trouver un investisseur”, commente Eric de Sorbay, représentant du syndicat de la propriété privée rurale de la Mayenne. Et d’insister : “Il y a beaucoup de façons d’être propriétaire, mais le propriétaire classique, traditionnel, comme je le vois, est en voie de disparition”. Or, clame-t-il, “la profession a besoin d’investisseurs traditionnels, qui ont un réel attachement à leur patrimoine, au rural et à l’agriculture, et qui connaissent l’agriculture, et soient engagés dans la durée”.

“Un engagement à vie”

De plus, “pour attirer les capitaux, il faut être attirant. Actuellement, le code rural ne l’est pas” pour les bailleurs, poursuit Eric de Sorbay. “On parle de baux de 9 ans et 18 ans, mais en fait, investir dans le foncier agricole, c’est quasiment un engagement à vie, voire à plusieurs vies. “Lors d’une réunion de la section des propriétaires de la FDSEA 53, le 27 février à Laval, un adhérent allait même jusqu’à dire : “Etre propriétaire, c’est déshériter ses enfants !” Car, expliquait ce dernier, les terres agricoles représentent un capital qui n’est jamais disponible.

Dans ces conditions, “il est temps de sortir le terme de spéculation de nos propos, appelle Eric de Sorbay. Dans une carrière, les opportunités de renouveler (son locataire) pour faire de la spéculation sont quasi nulles.”

Pas rentable au-delà 
de 7 000 euros

Les spéculateurs ne chassent pas les terres agricoles de l’Ouest, confirme le banquier Dominique Taillée. Au vu du fermage, “au-dessus de 6 000 ou 7 000 euros de l’hectare, ce n’est pas rentable d’investir dans le foncier”. Spéculateur ou non, aucun investisseur extérieur ne viendrait d’ailleurs acheter de surfaces plus onéreuses, même en Mayenne, département où l’hectare coûte le plus cher. Alors que dire des prix qui montent à 10 000 ou 12 000 euros l’hectare (parfois plus !) dans le nord de ce département ? “Il n’y a aucune rentabilité économique là-dedans, analyse le directeur du marché Agriculture au Crédit agricole Anjou Maine. Cela relève plutôt de la valeur patrimoniale” de la terre. Dans les Gaec parents-enfants, en particulier, quelques hectares à ce prix peuvent être perçus comme une manière de conforter la structure, si les parcelles en question touchent le noyau… Mais ce n’est pas sans conséquences.

L’après-quotas lance “une course au foncier”

Dans la perspective d’après-quotas, “depuis la fin de l’année, on voit en CDOA des projets avec 200 000 ou 300 000 litres de lait en plus (par rapport aux reprises et aux précédents dossiers d’installation), racontent Benoit Faucon et Thomas Gaultier, ancien et actuel présidents du Comité professionnel à l’installation de la Mayenne. Les parents ont été bridés par les quotas, maintenant, les gens courent après les volumes. Mais il faut que ces projets restent réalistes, au niveau économique, technique et humain.” De plus, remarquent les deux JA, ces dimensionnements amènent inévitablement “une course au foncier”…

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