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France - 06-03-2015

Les coopératives proposent aux GMS d’autres perspectives que le prix bas

Fournisseurs distributeurs//// Les coopératives veulent redonner un sens aux prix, à un moment où les consommateurs “n’ont plus de points de repères”. Tel est le programme de Coop de France pour les prochaines semaines, annoncé par Coop de France, le 24 février au Salon.

Les coopératives agricoles, ancrées dans les réalités sociales (activités locales, emploi, savoir-faire) et environnementales, sont particulièrement bien placées pour proposer d’autres perspectives que les prix déprimés aux enseignes de distribution et leur tendre une perche, au moment où elles s’enlisent dans une guerre des prix insoluble.

Formation des prix : que la guerre entre enseignes ne soit pas la norme

Les dirigeants de Coop de France veulent discuter avec les enseignes pour redonner un sens aux prix, pour qu’ils soient davantage en adéquation avec la valeur réelle des produits, a commenté Philippe Mangin, président de Coop de France. “Dans cette course aux prix les plus bas, les consommateurs sont toujours dans l’attente d’une promotion. Nous pensons pouvoir relever ce défi” face à la course vers le bas, a souligné Philippe Mangin. Les coopératives proposent aux groupes de distribution de travailler la valeur des produits, en affinant la qualité et en apportant au consommateur “la garantie d’origine qu’il recherche de plus en plus”. Le fait qu’un hard discounter comme Lidl change sa stratégie de prix cassés pour monter en gamme et passer des accords avec les producteurs est un signe que les temps sont mûrs pour une telle démarche auprès des distributeurs, selon Philippe Mangin. Si les coopératives estiment être “particulièrement bien placées” pour discuter avec les enseignes pour mettre fin à la course au prix les plus bas, c’est parce qu’elles ne sont “ni délocalisables, ni opéables”, a précisé Thierry Blandinières, directeur général de Coop de France et du groupe coopératif InVivo.

Arrêt de la guerre des prix : qui commence ?

Pour ce dernier, les enseignes sont maintenant conscientes que la guerre des prix est délétère tant pour les producteurs que les transformateurs, que pour elles-mêmes. Mais aucune ne souhaite être la première à reconsidérer ses tarifs. D’où l’importance d’une action collective. Une des positions fortes de Coop de France à propos des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs est le souhait de mettre fin aux négociations annuelles sur les prix. La loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008 a institutionnalisé ces négociations annuelles de tarifs des fournisseurs. Coop de France plaide pour des contrats non plus annuels, mais tri-annuels. Ainsi, a expliqué Thierry Blandinières, des durées plus longues de contrats d’engagement sur des volumes, assorties de fourchettes de prix tenant compte de la conjoncture, permettront au moins aux producteurs d’investir, et finalement d’améliorer la productivité, et ainsi de faire baisser les prix.

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