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France - 27-02-2015 - Rémi Hagel

Philippe Collin : “On n’échappera pas à une gestion des volumes”

Philippe Collin, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, négociateur à Bruxelles avec Via Campesina. Il intervenait à Laval, le 19  février.

Philippe Collin, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, négociateur à Bruxelles avec Via Campesina. Il intervenait à Laval, le 19  février.

Philippe Collin, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, négociateur à Bruxelles avec Via Campesina. Il intervenait à Laval, le 19  février.


Philippe Collin regrette la disparition programmée des quotas. “En France, les quotas ont plutôt bien marché. Le problème a commencé quand on a augmenté les volumes et que les prix ont donc baissé. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. Le souci est qu’à Bruxelles, les décideurs ont une génération de retard avec nous : ils ont complètement oublié comment c’était avant 1984, où on entassait le beurre dans les frigos, où on le donnait aux Russes avec le chèque pour qu’ils nous paient !


Il n’y aura plus de quota dans le lait, mais on n’échappera pas, d’une manière ou d’une autre à une gestion des volumes. Intégrer la saisonnalité est déjà une forme d’encadrement des volumes”. On caricature parfois son discours, qui opposerait “les affreux qui veulent réguler et ceux qui défendent la liberté d’entreprendre. Mais la production se régule dans tous les cas : soit de manière organisée, soit de façon brutale, avec des cohortes laissées sur le carreau. La question est de savoir si cette gestion des volumes imposée aux producteurs. C’est pourquoi les organisations de producteurs (OP) représentent une démarche pertinente. Malheureusement, aujourd’hui, les OP regroupent environ 17 % du lait. Elles ne sont pas encore en mesure de peser.


L’effet pervers des contrats est qu’on ne sait pas qui est titulaire du droit à produire. J’avais insisté sur ce point auprès de Bruno Le Maire à l’époque où il était ministre. Aujourd’hui, on devine que si c’est l’acheteur qui prend ce droit, il impose ses conditions tarifaires, et peut congédier son laquais quand il veut”.


Les producteurs peuvent aussi choisir les coopératives (considérées comme OP). Philippe Collin rappelle au passage que si elles sont parfois “perçues comme payant moins les producteurs”, c’est peut-être parce qu’elles “jouent le rôle de soupape sociale pour aller chercher le lait dans des zones où il n’y a plus de collecte. Avec Entremont, Sodiaal a payé pour sauver les producteurs”.


Rémi Hagel



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Catégories : Lait

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