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Aviculture - 20-02-2015

Les volailles à l’œil et sur l’écran des tablettes

Dans son bâtiment de 1 000 m2, Véronique Lerouge observe son lot de dindes. Il s’agit de la dernière espèce intégrée à la démarche Valeurs d’éleveurs, qui vise à réduire considérablement les antibiotiques en élevage [lire p. 4]…. “Il fallait d’abord maîtriser le modèle en poulet.” Pour aller vers le sans antibiotiques, il faut aussi accompagner sur la nutrition, précise Joachim Michel, le fabricant d’aliment. Lui s’occupe de composer des aliments avec des “protéines digestibles” et des huiles essentielles. Les éleveurs s’attachent à mettre leurs animaux dans les meilleures conditions. “Pour bien démarrer un lot de dindes, on chauffe à 31 °C”, précise l’éleveuse de Montigné-le-Brillant.

“Intuitif, ludique, facile à regarder”

Depuis mai 2013, le groupe Michel teste un logiciel pour que les aviculteurs suivent leurs lots sur tablette numérique. En 2014, l’entreprise a versé 100 euros à tout éleveur volontaire pour en acquérir une. La moitié des 400 producteurs de Valeurs d’éleveurs est aujourd’hui équipée. “Certains ne voulaient pas d’ordinateur. Mais ils s’adaptent mieux à la tablette : c’est tactile, plus intuitif, ludique, facile à regarder partout”, raconte Véronique Lerouge, qui a soufflé l’idée à l’entreprise. C’est aussi moins de moins de papiers : la signature des documents s’effectue directement sur la tablette, avant qu’ils soient envoyés sous format numérique à l’entreprise. Deux employées de l’entreprise Michel sont affectées au suivi du logiciel tablette.

Cela facilite par ailleurs la réalisation des plannings et l’organisation des tournées. Quinze jours avant, les éleveurs ont reçu une confirmation sur leur tablette du jour de la mise en place des poussins ou dindonneaux. “S’il nous manque une précision, on peut toujours appeler (l’entreprise). Le but n’est pas de perdre la proximité avec le groupe.” Dès la livraison des caisses de poussins, le numéro du lot est enregistré ; la traçabilité de l’élevage à l’abattoir est ainsi renforcée. Le producteur remplit ses fiches numériques, de son côté, l’entreprise suit en temps réel l’arrivée des lots, le nombre de caisses, leurs poids, les performances au jour le jour.

“Cela permet d’être plus réactif”

Des alertes peuvent ensuite être envoyées : une case non cochée sur un formulaire, un changement de comportement du lot, jusqu’à l’appel à une vigilance sanitaire (influenza, par exemple). “Cela permet d’être plus réactif”, poursuit Véronique Lerouge. Les techniciens regardent à distance l’évolution des lots. “Ils peuvent nous contacter dès qu’ils repèrent quelque chose d’anormal ; une baisse de consommation, l’évolution de la qualité de l’eau, un décalage dans la prise de poids par rapport aux lots précédents. Le technicien n’a plus forcément à se déplacer, il envoie un message ou appelle, et on gère le problème.”

Sur son écran, Véronique Lerouge fait glisser les documents, du bout du doigt. Les fiches de tous ses lots précédents sont enregistrées dans la mémoire de sa tablette. Elle peut ainsi comparer, à conditions climatiques identiques, la température et l’hygrométrie qu’il y avait dans son bâtiment. Lorsqu’elle entre un lot de pintades, elle peut aussi se rappeler certains éléments de sa conduite passée. “Quand c’était en papier, on ne rouvrait jamais les classeurs.”

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