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Aviculture - 20-02-2015 - Frédéric Gérard

Moins d’antibiotiques : Valeurs d’éleveurs est déjà prêt

PLAN ECOANTIBIO

Depuis quinze ans, l’association Certi’ferme a initié la démarche de valoriser le travail d’éleveurs en améliorant leur image auprès de la société. Les quatre cents éleveurs de l’Ouest, membres de Valeurs d’éleveurs sont dans cette démarche, en annonçant qu’ils vont dès maintenant plus loin que les exigences du plan Ecoantibio qui prend fin en 2017.

“Il y a de nouvelles tendances de fond, des attentes nouvelles”, explique Christophe Pajot. SNV et Michel Volailles ont senti le courant, et adapté de nouvelles gammes au regard de la société.

“Il y a de nouvelles tendances de fond, des attentes nouvelles”, explique Christophe Pajot. SNV et Michel Volailles ont senti le courant, et adapté de nouvelles gammes au regard de la société.


Le plan Ecoantibio du ministère vise la réduction de 25 % de l’utilisation des antibiotiques en élevage. De nombreuses organisations se préparent à se conformer aux objectifs de ce programme pluriannuel qui prendra fin en 2017. Mais pourquoi attendre quand on répond déjà aux attentes ? La démarche Valeurs d’éleveurs “va très au-delà de la communication dans le cadre d’Ecoantibio, insiste Christophe Pajot, directeur général de SNV. Très peu d’entreprises se sont lancées là-dessus. Et comme nous, nous sommes prêts pour le faire, pourquoi se priver de le dire ? La filiale du groupe LDC est associée au groupe Michel, dans cette filière.

La volonté est de montrer que ces 400 éleveurs sont “les premiers” à réduire leur utilisation d’antibiotiques, répondre aux enjeux de développement durable, adapter régulièrement le cahier des charges. “Il faut absolument se démarquer des autres organisations”, témoigne Véronique Lerouge, coprésidente de l’association des éleveurs de volailles de Bretagne Ouest. “Pour nous, utiliser systématiquement des antibiotiques, ce n’est pas bon, poursuit l’avicultrice mayennaise. On préfère travailler plus sur le confort et le bien-être des animaux.”


“Créer un lien avec le consommateur”


Valeurs d’éleveurs date de 2010. C’est une démarche de l’association Certi’ferme, lancée il y a quinze ans par le groupe Michel. Elle travaille depuis à réduire l’usage des antibiotiques, mais aussi, à “créer un lien avec le consommateur”. Certi’ferme correspondait à la mise en place de la norme “agri confiance”, obtenue dès 2002 par Michel (seule entreprise privée à avoir obtenu la norme NF 01-005). Valeurs d’éleveurs veut aller plus loin. Les moyens ont été mis au service de la communication. Une grande campagne a lieu, depuis l’automne, pour que le plus grand nombre n’ignore pas ce qui est fait…


“Toucher le consommateur” est d’autant plus pertinent, remarque Joachim Michel, directeur général du groupe, que la zone de production reste proche des bassins de consommation. De plus, “le consommateur est de plus en plus informé, il a accès à plus d’informations, avec le web notamment. Même si la culture agricole (des citoyens) est de moins en moins importante, une recherche d’information sur l’alimentation de qualité est très facile”.


Les dirigeants de SNV et de Michel jouent aussi la carte de l’économie locale. “Ce ne sont pas des poulets qui viennent de Thaïlande ! SNV réalise 470 millions de chiffre d’affaires : “350  millions sont réinvestis dans les emplois ou à la production, donc, dans les territoires”, fait valoir Christophe Pajot.


Des efforts portent aussi sur l’empreinte carbone


“Nous ne sommes pas encore à zéro antibiotique, reconnaît Joachim Michel, mais un travail est en cours. 85 % poulets certifiés et 80 % canards sont produits sans antibiotiques et sans anticoccidien de synthèse. On bascule du traitement systématique au renforcement des animaux.” La démarche est simple, insiste le jeune patron du groupe : “Si à un moment, on a que des animaux mis dans de bonnes conditions, on a moins besoin de médicamentation.”Pour éviter d’alourdir le travail administratif des éleveurs qui s’efforcent de suivre la démarche, le groupe les incite à s’équiper de tablettes numériques.


La filière travaille aussi sur son empreinte carbone, “déjà réduite de 20 % sur les filets de poulets”. La démarche va s’étendre à “toutes les espèces” : poulet certifié, standard, canard standard, et désormais la dinde. Les rejets phosphorés sont maintenant “inférieurs de 40 % aux normes Corpen”.


Avec ce discours, la filière Valeur d’éleveurs a une ambition : “Parvenir à contrer les importations par la qualité, à un prix compétitif” sur les marques MDD.


Frédéric Gérard



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Catégories : Aviculture Sanitaire

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