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Bovins lait - 13-02-2015 - Sabine Huet

Bâtiment : “Un an de réflexion pour vingt ans d’évolution”

DOSSIER / Un bâtiment fonctionnel


Bien que les cheptels bretons comptent en moyenne 51 vaches, la part des troupeaux de plus de 100 vaches ne cesse d’augmenter : + 130 % en six ans (données Arsoe - 1). Et pour loger ces animaux, il faut de plus en plus de surface. “On compte 14 m2 par vache en aire paillée ou en logettes deux rangs et 12 m2 par vache en logettes trois rangs, soit au total 700 à 850 m2 pour abriter 60 vaches”, détaille Philippe Briand, animateur départemental du comité régional bâtiment de Bretagne. Et l’emprise au sol est d’autant considérable qu’il faut ajouter les silos, les hangars, la nurserie, le bâtiment génisses, les accès, larges et manœuvrants pour des engins toujours plus lourds et plus grands. Quant aux effluents, leur stockage représente à eux seuls plus de la moitié de la surface de la stabulation. “Sur la base de six mois de stockage pour les lisiers, et quatre mois pour les fumiers, le besoin pour 60 VL en logettes est de 1 300 m3 de fosse à lisier, ou de 270 m2 de fumière et de 650 m3 de fosse en surface.” En aire paillée, le besoin de stockage est jusqu’à 40 % inférieur. A condition que les fumiers soient compacts et qu’ils puissent être stockés au champ. Concernant la traite, que ce soit en épi, en TPA, ou avec un roto, c’est le nombre de postes qui va déterminer la cadence plus que l’installation. “On compte pour une traite en une heure, cinq vaches par poste avec un maximum de seize postes par trayeur.” Pour les installations de traite avec robot, les cadences vont dépendre du niveau de production et du temps de présence des laitières dans le bâtiment, c’est-à-dire de leur proximité par rapport au robot. Une stalle permet en moyenne de traire 70 vaches.

Un “PLU” pour l’exploitation !


Les bâtiments coûtent cher et prennent de la place. Voilà deux raisons pour bien réfléchir lorsqu’on construit une nouvelle stabulation.” Le principe étant de pouvoir faire évoluer la structure à l’avenir sans tout remettre en cause. Philippe Briand conseille d’établir des scénarios d’évolution pour identifier les facteurs limitants, avec des outils de type Capacilait des chambres d’Agriculture par exemple. “Quand on dessine un projet avec son concepteur, il faut prévoir d’emblée les possibilités d’agrandissement des bâtiments et des annexes.” Pour cela, il existe des outils de cartographie à disposition sur internet tels que Google maps ou Géoportail. L’animateur recommande fortement de faire appel à un conseiller en bâtiment qui apportera un œil extérieur, bien souvent utile. “Il peut envisager des pistes qu’on n’avait pas imaginées au départ, ou apporter d’autres idées comme la conception modulaire des bâtiments autour d’un bloc traite central, une pratique courante à l’étranger.” Mais l’essentiel réside dans la projection. Envisager le bâtiment d’aujourd’hui comme étant le premier élément d’un ensemble plus important demain devient une priorité. Et pourquoi pas établir le “PLU” de l’exploitation : un schéma de développement à vingt-cinq ans pour visualiser les possibilités d’évolution.


Sabine Huet


(1) Association régionale de services aux organismes d’élevage.


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