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Pays de la Loire - 01-08-2003

'La fête de la moisson, je la vis'

«Gaston ! » crie Henri à l’homme qui conduit les chevaux dans le manège. Et d’un geste, il lui fait signe de ralentir la cadence. Même quand il doit se mettre en retrait, Henri Lenain garde un œil sur le déroulement des opérations. Ce lundi, on entraîne les chevaux, Percherons et Bretons, à faire tourner la batteuse. Certaines juments ont plusieurs fêtes de la Moisson derrière elles. Mais pour d’autres, c’est un baptême. « Au départ, il était difficile d’avoir des chevaux pour travailler. Les propriétaires avaient peur qu’il y ait un problème avec le public. Aujourd’hui, on n’a plus de souci pour en trouver.»
Il y a donc eu un départ. Pour nous, fête de la Moisson rime avec Beaulieu-sur-Oudon. C’est devenu une tradition. Mais il y a eu une 1re fois, en 1976. « Cela a commencé par une simple kermesse » raconte Henri Lenain. « Il n’y avait qu’une batteuse, un moteur et une charrette. » Mais ça a plu. Et le comité des fêtes a spécialisé son rendez-vous estival. « Il n’y avait même pas 500 personnes à la 1re fête. 10 ans après, on frôlait les 10 000 ! » En 1996 était inaugurée la maison de la Moisson : un hangar construit dans le bourg, qui abrite une partie du matériel exposé.
Le 3 août, des milliers de personnes afflueront pour voir les batteuses de la fin du XIXe siècle. « A 8 ans, pendant la guerre, j’allais battre chez la voisine avec nos chevaux. A cette époque, ce mode de battage avait déjà disparu de la plupart des campagnes » raconte Henri Lenain. Pour lui, ces gestes d’avant « font partie du patrimoine et de la culture… l’autre », précise-t-il. « Il y a 20 ans, certains disaient qu’on était des nostalgiques. Mais la plupart des gens qui viennent aujourd’hui n’ont jamais connu ces machines. Ils viennent par curiosité. »
L’ancien agriculteur, président du comité des fêtes depuis la 2e édition, y consacre toute son énergie : « La fête de la Moisson, je la vis ». D’ailleurs, pendant 22 ans, elle s’est tenue sur son exploitation. Pour autant, il n’hésite pas à déléguer : « On renouvelle le comité des fêtes tous les 3 ans. Chacun a ses responsabilités et les assume. C’est ce qui m’encourage à rester. » Tant qu’il pourra, il restera parce que « l’ambiance, dit-il, est unique. J’ai été marqué par toutes les personnes que j’ai pu rencontrer grâce à la fête. »
Ce soir, une pièce de la batteuse a cassé. C’était prévisible. « On a acheté 4 machines pour en faire une. Or dans les années 1870, les forgerons-charrons fabriquaient leur propre batteuse. Toutes les pièces ont des cotes différentes. » Heureusement, l’organisation, elle, est bien huilée. Tout sera en ordre pour dimanche.
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