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France - 06-02-2015 - Frédéric Gérard

Financement participatif : un prototype dans les crédits

EVENEMENT / Financement participatif

Le financement participatif ou crowdfunding est peu connu dans le secteur agricole. Les choses devraient changer. En France, il a représenté un marché de 160  millions d’euros, l’an dernier.

Les sites de financement participatif (appel aux dons des citoyens) offrent de plus en plus souvent un soutien aux projets du monde agricole. Comme ici, Ulule pour Naïo technologies, qui est ainsi parvenu à mettre au point un prototype de robot autonome, chargé du désherbage mécanique en maraîchage (naio-technologies.com).

Les sites de financement participatif (appel aux dons des citoyens) offrent de plus en plus souvent un soutien aux projets du monde agricole. Comme ici, Ulule pour Naïo technologies, qui est ainsi parvenu à mettre au point un prototype de robot autonome, chargé du désherbage mécanique en maraîchage (naio-technologies.com).


Ce nouveau partage économique est né dans les années 2005-2006, et s’est surtout développé sur le web. En 2007, alors que l’industrie du disque observait ses ventes chuter face aux plateformes de téléchargements en ligne, des artistes y ont perçu un levier salvateur pour financer la sortie de leurs albums. “My major company” est ainsi devenu l’un des sites Internet du crowdfunding les plus emblématiques. Aujourd’hui, des acteurs du monde agricole veulent aussi profiter de sa visibilité, de sa fréquentation et de son efficacité pour financer leur installation ou l’achat d’équipements.

Des sites de collecte “généralistes” ou spécialisés


Les gestionnaires de ces sites de financement optent entre deux alternatives : ils proposent une ouverture à tout type de projets ou au contraire, focalisent leur action sur un secteur d’activité.


MyAnnona.com, qui vient d’être lancé, est uniquement consacré aux projets portés par des femmes. L’an dernier, la CCI et la Région Alsace ont également innové en créant le premier site de crowdfunding destiné aux collectivités et aux entreprises de type PME. L’été dernier, Fundovino s’est installée comme “la première plateforme de crowdfunding exclusivement réservée au domaine du vin”.


Certains se donnent des cadres transversaux, tels que la recherche (Davincicrowd) ou un périmètre géographique : Adiaspii.org veut interpeller les diasporas afin de financer des projets au Maghreb.

Plusieurs formes de financements existent : prêt, rémunéré ou non, investissement en titre financier, avance avec remboursement en nature… Une loi en a institué les règles, en 2014. Le Gouvernement a considéré qu’en ces temps austères, il fallait faciliter cet appui financier.


L’agriculture n’a pas encore pris ce virage


Les spécialistes du crowdfunding lui prêtent déjà un avenir exponentiel et “cette loi va accélérer le phénomène”, pensent-ils. Preuve en est, l’émergence de nouvelles plateformes orientées sur des activités jusqu’ici en retrait.

“L’agriculture et l’agroalimentaire n’ont pas encore pris le virage du crowdfunding”, observe Florian Breton, président du site Miimosa, lancé fin 2014. Mais le monde agricole n’y est plus étranger. Le fondateur de Miimosa table sur 1 000 projets à financer d’ici deux ans, dont 70 % en agriculture et 30 % dans la première transformation alimentaire. Ce site s’appuie sur cinq partenaires de poids : le ministère de l’Agriculture, la FNSEA, JA, l’APCA et la Fnab. “La plupart des projets à financer se situent dans une fourchette de 3 000 à 15 000  euros”, indique Florian Breton, qui en prélève 8 à 12 % selon la réalisation des objectifs de collecte.

Miimosa a accompagné 10 projets en janvier. Les agriculteurs ne sont pas les seuls à pouvoir en bénéficier : associations, coopératives, collectivités ou syndicats peuvent présenter un projet de financement.

D’autres sites ont déjà permis à des paysans de réussir leur projet. Tels que Hellomerci, partenaire du réseau de producteurs “La ruche qui dit oui”. Ou encore KissKissBankBank et Ulule, pour les plus connus.


Frédéric Gérard



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