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Pays de la Loire - 31-12-2014

La Fredon, organisme de référence du végétal, s’organise

SANITAIRE//// Lors d’une assemblée générale extraordinaire, le 19 décembre, la fédération des FDGDon a modifié ses statuts pour s’ouvrir à ses nouvelles missions et à ses nouveaux partenaires.

La fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles va désormais avoir en charge les “dangers sanitaires” relatifs à l’ensemble du milieu végétal. Un changement lexical qui coïncide avec une évolution dans les politiques sanitaires. Comme les FRDGS pour le secteur animal, la Fredon a été désignée par l’Etat comme OVS, pour le secteur végétal. Ces organismes à vocation sanitaire vont devoir concevoir et coordonner les schémas d’actions régionaux. A moyens constants, sans doute… “Sur le principe, tout le monde est d’accord, mais sur le plan financier, il y a un peu de retard. Certaines idées sont évoquées au niveau national, mais cela manque de clarté”, précise le directeur général, Gérald Guédon. La Fredon va devoir s’organiser pour maintenir une veille sanitaire, réaliser des expertises, coordonner le réseau régional et animer la nouvelle gouvernance sanitaire afin de définir des programmes de surveillance des maladies ou nuisibles. Elle s’est pour cela ouverte à de nouveaux adhérents, dont certains qu’elle ne côtoyait jamais.

Plus de temps… mais pas plus de moyens

Cela ne devrait pas trop poser de problème pour les dangers de catégories 1 qui coïncident avec les missions déjà déléguées. Mais l’Etat se désengage plus largement, sollicitant ainsi des organisations régionales, les OVS, avec lesquelles tous les acteurs doivent coopérer. “Pour mettre en place les programmes collectifs volontaires, il va falloir dégager du temps d’ingénieur”, explique Gérald Guédon. La fédération compte, directement ou par le biais des fédérations départementales et groupements adhérents, une centaine de salariés, employés administratifs ou techniciens (1). “Pour un danger sanitaire donné, il va falloir rassembler tout le monde : producteurs, collectivités, organisations spécialisées (par production, chambres d’Agriculture, etc.), mais aussi jardiniers amateurs.”

C’est pour cette catégorie de nouveaux adhérents que la tâche s’avère plus sensible. Comment diffuser l’information aux particuliers ? “On va s’appuyer sur les associations de jardiniers amateurs, les jardins collectifs, les communes. On va devoir multiplier les canaux de communication. C’est là aussi que vont notamment intervenir les adhérents”, les personnes présentes au Conseil d’administration.

Toutefois, ce sont bien les dangers qui portent sur les productions qui “seront notre quotidien”, insiste Gérald Guédon. “Les actions prioritaires seront celles qui causent des soucis économiques”, donc dans l’agriculture, en premier lieu.

Des actions transversales, ou non

La Fredon travaille déjà depuis quelques années avec les Chambres, pour le bulletin d’épidémiosurveillance. Ce n’est pas le cas avec la FRGDS, l’autre OVS qui va “co-piloter” l’ASR, l’association sanitaire régionale. Mais cela devrait venir, sur des missions transversales. Contre les ragondins ou rats musqués, par exemple, dont les impacts sont multiples - ils détruisent les cultures, impactent les habitats naturels, véhiculent des maladies transmissibles aux animaux d’élevage et à l’homme. Ou encore contre le frelon asiatique : depuis qu’il est reconnu “danger sanitaire”, il se retrouve classé dans les problématiques animales, et ce sont donc les GDS qui en ont la charge. Or, c’était plutôt le réseau des FDGDon qui avait travaillé contre ce frelon depuis quelques années. Avec les autres structures, il va falloir construire des habitudes pour travailler ensemble.

“Pour nous, le plus simple serait de commencer avec des missions transversales à plusieurs productions, explique Gérald Guédon. Cela permettrait d’interpeller tout le monde, et de nous faire connaître plus facilement.” La phase d’adhésion étant en bonne voie, la deuxième phase de construction va venir. Il faudra à la Fredon apprendre à fédérer et organiser tout le monde autour des problématiques sanitaires particulières, nouvelles, ou touchant le plus grand nombre.

Les OVS sont “un travail de longue haleine”. Dont l’intérêt va être de “savoir qui ou auprès de qui s’informer”. Ces organismes d’action collective devraient aussi permettre d’éviter les doublons, sur certains dangers sanitaires, voire, de faire des économies.

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