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France - 12-12-2014

La France peut-elle encore créer des leaders du secteur viandes ?

Strategie //// Marges minimes, concurrence accrue, outils loin d’être saturés... Le secteur des viandes trouve plus de solutions auprès de groupes étrangers. Mais les réflexions nationales existent.

De manière globale, les entreprises françaises manquent de rentabilité sur leurs capitaux investis, ce qui freine leurs capacités à investir de nouveau, et donc, à se développer, notamment à l’international. Exemple avec Bigard, leader français, n° 2 en Europe mais 19e au rang mondial, “toutes viandes confondues”. Quant au numéro 2 national de l’abattage de bovins, Elivia (170 000 t/an) : il est en phase de reprise par l’Irlandais Dawn Meats. En volailles, c’est un Britannique, MS Foods, qui a sauvé Tilly-Sabco (avec CCI Bretagne et Olmix ; 202 salariés maintenus). Il y a quelques semaines, c’est un client saoudien, Almunajem, qui avait volé au secours de Doux, ex-numéro 1 de la volaille en UE (1). De quoi se poser des questions sur l’avenir du secteur des viandes, en France - rappelons que Duc (dont la Cecab est actionnaire à 16 %) cherche des financeurs pour couvrir ses pertes... Dommage que ces repreneurs soient tous des groupes étrangers, peut-on penser. “Mais on peut voir ça comme une consolidation du secteur européen, qui va permettre de limiter la concurrence intracommunautaire, et ainsi, accroître les capacités à rivaliser face aux concurrents européens”, commente Philippe Chapuis, directeur de l’agroalimentaire au Crédit agricole SA.

A la recherche d’un challenger

Pour rivaliser avec les importateurs de volailles qui trustent les cantines et restaurants français (3 millions de poulets importés par semaine), Sofiprotéol a préféré céder ses activités volailles à LDC : Denis Lambert envisage de produire 1,5 million de poulets en plus, chaque semaine. Mais un leader peut-il marcher seul ? C’est la question qui se pose dans la filière.

Le patron de la FNSEA et de Sofiprotéol, Xavier Beulin, suggère de créer un numéro 2 de poids. Pour l’heure, le seul groupe français qui paraît capable de générer ce challenger est Gastronome. Des passerelles existent déjà, mais quel intérêt aurait la filiale de Terrena à racheter la société Ronsard (Triskalia et Euralis), Volaille de l’Odet (Cecab), Duc ou encore Secoué (Agrial), des acteurs dont aucun n’est dans une forme éclatante ?

Pourquoi pas Doux ? Le groupe est revenu à l’équilibre au troisième trimestre, selon le président du directoire Arnaud Marion [lire ci-contre]. De quoi envisager une nouvelle étape de son plan de relance.

Et d’ailleurs, ce numéro 2 viendra-t-il de la filière elle-même ? Le secteur des viandes n’est pas le plus attractif pour trouver des appuis financiers. Mais la volaille connaît une progression constante de sa consommation, et a accès à tous les marchés.

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