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Bovins viande - 12-12-2014

Les veaux ont la diarrhée. Que faire ?

SANITAIRE //// Face à des symptômes quasi identiques, les éleveurs ont parfois du mal à établir un diagnostic. Il faut dire que les parasites des veaux ne manquent pas. Sans compter les virus et les colibacilles. De l'observation, de bons réflexes et quelques gestes simples permettent bien souvent d'éviter les complications.

Quand les veaux ont la diarrhée à quinze jours - trois semaines, on ne sait pas toujours si c'est un problème alimentaire ou s'ils sont infestés de parasites”, remarque un éleveur lors de la journée organisée par Elevage conseil Loire Anjou chez Nicolas Arthus à Corzé (Maine-et-Loire). Alban Charrette, vétérinaire, rappelle que de nombreux parasites peuvent infecter les veaux en bâtiment et provoquer des diarrhées. “La date d'apparition de la diarrhée est plus importante que la couleur ou la consistance”, ce qui oblige à être observateur. Si les symptômes apparaissent tôt, entre un à deux jours de vie, les responsables sont souvent les colibacilles ou la cryptosporidiose. De quatre à quinze jours de vie, ce sont les rotavirus et coronavirus, mais “on retrouve souvent plusieurs choses en même temps”. En début de saison de vêlage, un à trois animaux du troupeau sur dix sont porteurs excréteurs de germes pathogènes. Avec l'hiver, les animaux sont concentrés dans les bâtiments et l'humidité favorise leur prolifération. La pression sanitaire augmente et on peut trouver en fin de saison sept animaux porteurs sur dix. Le vétérinaire incite les éleveurs à travailler sur le microbisme avant de recourir aux traitements et vaccins. “C'est intéressant moralement et financièrement car il n'y a pas de retard de croissance, de médicaments à acheter, pas de vétérinaire et pas de souci, ni de temps perdu.”

Soigner l'environnement

C'est d'abord du bon sens. “Si nous, on ne se sent pas bien, qu'on a froid ou qu'il y a un courant d'air, les animaux ne seront pas bien non plus.” Les veaux doivent être placés dans des locaux propres et secs, avec de la paille de qualité en quantité. Alban Charrette recommande de ne pas mélanger les classes d'âge et d'éviter les fortes densités (laisser 2 à 3 m2 par veau). Ensuite, un vide sanitaire annuel permettra d'éviter bien des problèmes. Nettoyer, désinfecter et sécher. “Cela n'est pas forcément contraignant et peut ne prendre que quelques jours en été.” Un nettoyage au karcher, “c'est déjà 90 % des agents pathogènes qui sont éliminés”. Pour faciliter cette tâche, certains éleveurs détrempent les surfaces “deux à trois heures avant, avec un dispositif pour arroser le gazon pendant 20 minutes”. Enfin un curage régulier et un paillage fréquent sont essentiels. “Plus on nettoie, moins il y a de germes dans l'environnement.”

Intervenir si nécessaire

Il ne s'agit pas de faire du systématique mais de pratiquer en raisonné, insiste le vétérinaire. “Si tout va bien, que la croissance est bonne, on n'intervient pas. Si on a un doute sur une bête, on peut faire un diagnostic thérapeutique, c’est-à-dire que l'on traite en ciblant un parasite et s'il y a guérison, on peut penser que c'était le bon diagnostic. Si c'est tout un lot qui va mal, on fait une coprologie pour vérifier la présence ou non de parasites digestifs.”

Quand la diarrhée est déclarée, une réhydratation assidue doit accompagner le traitement vétérinaire. “Bien souvent les veaux meurent de déshydratation plus que de la maladie.” Certes, réhydrater en élevage allaitant n'est pas une mince affaire “mais ça sauve beaucoup de veaux”.

Un diagnostic à l'étable

Les tests à la ferme se développent. Le D4T bovin (60 à 80 euros) ou le Tétrakit par exemple permettent de faire quatre analyses sur cinq veaux, pour identifier le rotavirus, le coronavirus, les colibacilles et la cryptosporidiose. On obtient la réponse immédiatement en trempant des bandelettes dans de la bouse mélangée à un réactif. Inconvénient, “le colibacille n'est pas typé”. Dans tous les cas, le moyen le plus sûr de déterminer les causes d'une diarrhée reste l'analyse au laboratoire.

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