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Bovins lait - 28-11-2014

Le choix du zéro pâturage

RATION VL //// Pour répondre aux exigences de développement durable de la fromagerie Tessier mais aussi pour s'adapter au robot de traite, le Gaec Hervé a repensé son système fourrager et revu la ration des vaches laitières.

Je ne crois pas à l'autonomie protéique, il faudra toujours du correcteur azoté dans les rations”, déclare Emile Hervé, agriculteur en Gaec familial à quatre associés, à Andard (Maine-et-Loire). Cette exploitation de 70 Prim’Holstein est ferme pilote pour la laiterie Tessier de Cornillé-les-Caves (groupe Bongrain). Intégrée dans une démarche “lait durable”, l'entreprise incite ses producteurs à l'autonomie protéique et à la couverture des sols en hiver. “D'ici 2019, on souhaite que tous nos producteurs soient engagés dans la démarche” précise Marina Gaignard, responsable des relations avec les agriculteurs.

Une dérobée fourragère pour diminuer les concentrés

Mais les éleveurs d'Andard veulent rester maîtres de la situation et de leurs choix pour “ne pas dégrader l'efficacité économique et les conditions de travail”, explique Stéphane Hervé. Le Gaec a tout de même modifié son assolement pour intégrer 18 hectares d'un mélange de ray-grass italien trèfle incarnat. Objectif ? Diminuer les correcteurs azotés pour réduire le coût au litre de lait. Implantée entre deux maïs (en deux semis, 12 kg de RGI puis 12 kg de TI), la dérobée est récoltée en ensilage après un préfanage. “C'est un bon fourrage, facile à gérer dans la ration. Mais le problème chez nous, c'est l'irrigation, le RGI assèche le terrain et il faut arroser les semis de maïs derrière.” Les éleveurs cultivent aussi de la luzerne, implantée pour quatre ans, “entre 4 et 8 hectares selon les stocks de foin”. Les fourrages sont analysés régulièrement par la laiterie. “Nous accordons beaucoup d'importance à la qualité de nos fourrages.”

Changement de ration avec le robot de traite

La ration des laitières est identique tout au long de l'année. Dans cette zone périurbaine, le morcellement du parcellaire et l'éloignement de certaines surfaces ont contraint les agriculteurs à opter pour le zéro pâturage. “Nous avons 50 parcelles pour 140 ha de SAU, et seulement 7 ha à proximité de la ferme qui ne sont pas des terres à prairies ; le zéro pâturage, c'est notre choix”, se défend Stéphane Hervé. Auparavant en ration complète, les associés ont modifié leur façon de faire depuis l'installation du robot. Maintenant, la ration semi-complète, basée sur 21 kg de lait par jour, est composée d'un tiers de fourrage RGI-TI, deux tiers de maïs ensilage, 1,2 kg de foin de luzerne, 1,2 kg de correcteur azoté, du carbonate de chaux et de la magnésie. Pour attirer les laitières au robot, un complément de concentré est donné au DAC, entre 1,5 à 3 kg par vache par jour selon leur potentiel laitier. Et la performance technique est au rendez-vous, avec une moyenne de 32 kg par vache par jour de lactation. “Avec le robot, on a même augmenté la production par vache de 2 à 3 kg par jour”, se réjouit Emile Hervé.

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