• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > '5 % de SAU en bio, taille rationnelle'
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 13-03-2003

'5 % de SAU en bio, taille rationnelle'

Montrant des signes de malaise, en particulier en lait, l’agriculture biologique connaît-elle un tournant dans son développement ? « Je préfère le terme de palier », corrige Benoit Canis, vice-président de la FNAB. « Nous voulons continuer dans la même direction, confiants sur nos bases environnementales et sociales. Déjà, nous sommes sortis de la marginalité. Mais il est évident qu’une nouvelle étape est à franchir ». Avec une ambition : couvrir rapidement au moins 5 % de la SAU. « C’est une taille critique pour organiser des filières efficaces et durables en rationalisant nos moyens logistiques et en pesant dans les négociations, notamment commerciales ». En effet, pour Benoit Canis, la bio souffre de « ne pas faire arriver l’offre jusqu’à la demande au bon moment, en bonne quantité ». La bio veut donc grandir mais aussi mûrir en professionnalisme et en pouvoir.
Nouvelle venue dans la « cour des grands », l’agriculture biologique se confronte à ses règles, tout en comptant les voir évoluer. « Certaines relations commerciales ne sont plus tenables. Demain, on espère qu’il ne sera plus du tout moderne d’être un tueur, que les relations producteurs, transformateurs, distributeurs seront un vrai partenariat, avec chaque acteur conscient qu’il a besoin des compétences de l’autre. La bio répond à ce type de partenariat car elle prend la filière par les deux bouts, producteurs et consommateurs. ».
Erreurs de jeunesse
L’exemple historique des Biocoops (10 % du marché des produits bios) initiées par les consommateurs milite pour cette logique de partenaires tous motivés par un même objectif. A contrario, l’exemple du lait, avec cet été le débat Biolait-Lactalis, expose un autre jeu des acteurs. Benoit Canis explique ainsi la chute des cours : « Le lait, c’est le paradoxe du sablier. L’offre devient conséquente, la demande aussi mais l’organisation de la filière constitue un goulet d’étranglement. Du fait de problèmes d’échelle, du fait que l’industrie a besoin de volumes immédiats pour se lancer dans une fabrication. Mais aussi parce que des industriels ont volontairement ralenti en important du lait ». Sur la viande biologique vendue chez Auchan (charte de 1997), le partenariat s’est également enrayé en 2001 sur le maillon de l’abattage. « L’abatteur, en tant qu’intermédiaire, concentre des pouvoirs. Nous avons peut-être trop délaissé de 1999 à 2001 le contact direct auprès des industriels ».
Depuis ces accrocs, d’autres partenariats ont été noués. Benoit Canis concède que la bio a pu faire des erreurs de «jeunesse». « Mais les difficultés ne sont pas seulement dues aux acteurs», poursuit le vice-président de la FNAB. « Il nous faut mettre en place un outil de prospective des situations de marchés ». Les résultats de cet observatoire seront également utiles pour alimenter un autre outil jugé indispensable : « une plate-forme d’échanges, peut-être avec une interprofession biologique ». De quoi redynamiser des actions de communication et de sensibilisation à la bio.
Tout cela rappelle quelque chose… « Nous avons les mêmes préoccupations que les conventionnels. A des degrés moindres tant qu’on est en filières courtes, plus forts en filières longues si les acteurs ne veulent pas changer leurs habitudes de travail. En tant que petits, on peut expérimenter des choses utiles pour tous les agriculteurs français… mais on est petit, d’où l’ambition de monter en charge à 5 %. Vite mais pas trop vite pour éviter la casse ».
Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services