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Europe - 07-11-2014

GES: l'agriculture exemptée des objectifs de l'UE

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le sommet européen sur le climat a débouché sur un accord, dans la nuit 23 au 24 octobre. Le cas de l'agriculture est pris à part dans la lutte contre le réchauffement climatique.


Une fois n’est pas coutume, le secteur agricole est parvenu à faire entendre sa voix. Contrairement aux récents arbitrages de la Commission européenne sur le budget 2015, l’agriculture semble avoir été épargnée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, sur les gaz à effet de serre (GES). L'accord trouvé porte sur une réduction de 40% des émissions de GES de l’UE à l’horizon 2030. Mais le texte final précise qu'il convient "de prendre en considération les multiples objectifs du secteur de l’agriculture et de l’utilisation des terres, dont le potentiel d'atténuation est plus faible". Aucun objectif chiffré ne devrait donc être imposé à l’agriculture tant que des études plus poussées n’auront pas été menées sur les leviers d’action potentiels et surtout les émissions de CO2 liées au changement d’affectation des sols et à la foresterie.


La "Pac verte" en jeu


Les émissions du secteur n’ayant peu ou pas évolué depuis une dizaine d’années, Bruxelles envisageait de demander un effort important aux agriculteurs. Les ministres européens de l’Agriculture ont réussi à faire entendre que la réforme de la Pac, et en particulier les mesures de verdissement des paiements directs, allaient porter leurs fruits en matière de réduction des émissions de GES. Une pression supplémentaire sur les épaules de la nouvelle Pac qui va encore devoir faire ses preuves.


Ségolène Royal et Stéphane le Foll saluent cet "accord ambitieux sur le climat". "Les deux messages principaux que la France souhaitait porter ont été repris: la nécessité de concilier sécurité alimentaire et lutte contre le réchauffement climatique, et la reconnaissance du potentiel plus faible de l’agriculture à la réduction des émissions de gaz à effets de serre s’agissant de processus biologiques moins maîtrisables que dans les autres secteurs comme l’industrie, les transports ou l’énergie", développe le ministre de l'Agriculture.

Réagissant dans un communiqué, la ministre de l’Ecologie voit dans cet accord "une étape essentielle pour la construction d’une Europe de l'énergie durable répondant aux enjeux économiques et écologiques du XXIe siècle".


Globalement "insuffisant"

A l'inverse, les organisations Attac et Oxfam déplorent un accord "insuffisant". "L'objectif de réduction est peu cohérent avec les engagements à long terme (horizon 2050) que l’Europe s’était fixés en 2009, mais surtout bien en-deçà de la part dont elle devrait s’acquitter pour limiter le réchauffement climatique à 2°C", alerte Armelle Le Comte, porte-parole d’Oxfam France. Quant à l'objectif de 27% d'énergies renouvelables, Attac reproche "qu'en s’abstenant de fixer des objectifs par pays, l’UE laisse les mains libres aux Etats membres qui préfèrent le charbon, les hydrocarbures de schiste ou le nucléaire". En clair, les Etats membres n'ont pas réussi à s'accorder sur un enjeu majeur: répondre aux nouvelles demandes énergétiques par de nouvelles énergies "plus propres".


Armelle Le Comte rappelle que "les dirigeant(e)s européen(ne)s ont encore la possibilité de rectifier le tir en révisant ces objectifs en amont de la conférence climat de Paris" (COP21) qui doit avoir lieu en décembre 2015.


(Agrapresse et Agra Europe)



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