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Pays de la Loire - 31-10-2014

Pourquoi Anjou Maine Céréales a choisi Terrena

ENTREPRISE //// Anjou Maine Céréales devrait entrer sous pavillon coopératif. Le négoce y trouve une orientation logique. Pierre Guy, le président-directeur-général, explique sa décision.

Le négoce familial Anjou Maine Céréales a donc choisi Terrena. Un compromis a été signé entre les deux parties le 24 septembre. Il s'agira d'un rapprochement, “pas d'une fusion”. Il devrait être effectif au premier trimestre 2015. “Rester indépendant est difficile. Si j'avais 20 ans de moins, j'aurais peut-être trouvé une solution différente”, assure Pierre Guy, 70 ans, dirigeant d'AMC depuis 40 ans. “Bien sûr, concède-t-il, il va y avoir une perte d'indépendance, mais c'est une sécurité pour nos clients et nos 200 salariés”. Pierre Guy restera directeur de son entreprise “pendant au moins trois ans”, ensuite, “selon les besoins d'investissements, il faudra être pragmatique”. Dans un premier temps, “rien ne changera”. Il observe que “des filiales de Terrena fonctionnent plutôt bien, de façon autonome”.

Ouverture au port, donc à l'export

Terrena n'était pas le seul opérateur avec lequel discutait AMC. D'autres coopératives ou négoces privés étaient en lice. Longtemps citée, Agrial a finalement échoué à convaincre, malgré ses moyens financiers et ses investissements dans la recherche. “Leur stratégie m'apparaissait moins lisible”, se contente d'expliquer Pierre Guy. La coopérative angevine a proposé de meilleures perspectives aux yeux du négociant.

La coopération offre deux nouvelles orientations à AMC. D'une part, une entrée dans la transformation pour la nutrition animale. D'autre part, l'ouverture vers le port de Nantes — Saint-Nazaire pour le commerce de grains. “Je ne perds pas de vue que notre activité dépend fortement des marchés à l'export et donc, des débouchés portuaires, poursuit Pierre Guy. Or, InVivo (union de coopératives) maîtrise l'activité du port et des silos.”

“Persuadé qu'il faut augmenter la taille de l'entreprise”

Si son fils Philippe, directeur adjoint depuis dix ans, a finalement décidé de retourner à son premier métier (les systèmes d'information), sa fille Sabine a récemment rejoint AMC, et devrait intégrer le comité de direction où siégera la filiale de Terrena, C2 Négoces. De là à imaginer une transmission familiale… “La fiscalité pèse sur les PME en général de manière non négligeable, tant en termes de transmission, qu'en termes de fiscalité courante.”

Un poids trop lourd à assumer alors qu’ “il faut une taille critique”, explique Pierre Guy : pour investir, pouvoir répondre aux “réglementations de plus en plus importantes, proposer des services élaborés”. “Il y a une sorte d'accélération des métiers de l'agriculture, la dangerosité des marchés est plus importante, les négoces doivent travailler à développer leurs débouchés. Il y a un chiffre d'affaires nécessaire à réaliser pour pouvoir avoir des salariés formés. Les technico-commerciaux du début ne feraient plus l'affaire, on doit faire appel à des experts”, pointe celui qui a racheté l'entreprise à son père en 1973, qui comptait 12 salariés. “J'ai toujours été persuadé que pour répondre aux nouveaux besoins et à la complexité grandissante de l'agriculture, il fallait augmenter la taille de l'entreprise.”

Anjou Maine Céréales réalise un chiffre d'affaires de 120 millions, multiplié par quatre au cours de la dernière décennie [lire en encadré]. “ AMC aurait dû poursuivre vers une accélération de la croissance au risque de souffrir d'indigestion.” Cette fois, c'est donc le négoce qui sera sous la coupe un autre opérateur.

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