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Mayenne - 17-10-2014

La FDSEA veut bloquer Laval

Syndicalisme

Mercredi 5  novembre, les tracteurs de la FDSEA se fixent comme objectif de bloquer Laval et de multiplier les opérations escargot dans le département.

Le syndicat répondra ainsi à l’appel de la FNSEA qui a décrété cette “journée noire pour l’élevage”, pour demander, pêle-mêle, un soutien face à l’embargo russe, deux tiers de viande française dans la restauration hors foyer, une année blanche sur les contrôles pour le verdissement de la Pac, etc. Une action avec laquelle les agriculteurs ne se feront pas d’amis, mais “malheureusement, il n’y a que cela qui permette de communiquer sur nos problèmes, parce que c’est repris en une des journaux” lâche Jérôme Landais, le secrétaire général de la FDSEA.

Parmi les points de colère figure la directive Nitrates, et son zonage. Si la Mayenne n’est pas concernée (car déjà en zone vulnérable depuis longtemps), la pilule est dure à avaler pour la Sarthe et le Maine-et-Loire. “Dans les années quatre-vingt-dix, le PMPOA a permis d’accompagner les mises aux normes. Notre production laitière mayennaise repose sur les investissements de l’époque. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le même contexte économique, et les Sarthois auront deux ans pour se mettre aux normes, sans aides” décrit Stéphane Guioullier, responsable Environnement à la FDSEA. Pour les Mayennais comme pour les autres se profilent de nouvelles orientations du Sdage (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) qui voudrait faire passer la norme de nitrates dans l’eau à 13 mg/l, alors qu’elle est de 50 mg aujourd’hui.


Pression en porc

Les éleveurs de porc également font grise mine, avec des cours en chute. “Syndicalement, ce qu’on peut faire, c’est promouvoir la viande française, contre les importations d’Espagne et d’Allemagne” explique Mickaël Guilloux, responsable de la section Porcs à la FDSEA. Par courrier, elle a demandé aux donneurs d’ordre (grandes surfaces) de mettre la pression pour que les salaisonniers achètent français. “Nous irons vérifier dans quelques semaines s’il y a des améliorations.” Une campagne de dénonciation des mauvais élèves est lancée sur les réseaux sociaux, comme en Loire-Altantique, Maine-et-Loire et Vendée, sur le lien #aquicaprofite

Mickaël Guilloux ne perd pas espoir : “On a vu des résultats très notables dans les grandes surfaces mayennaises, et sur les marques distributeurs. Ce n’est pas le cas dans d’autres départements, notamment bretons où nous sommes allés après l’action à Plérin (1). Cela prouve que la pression locale a payé, tout comme nos actions de communication en partenariat.”

La communication, il en sera aussi question fin octobre avec Made in viande et ses multiples portes ouvertes.

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