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“à la prise du judoka”
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Mayenne - 17-10-2014 - Rémi Hagel

Environ 950 élus face
“à la prise du judoka”

La réforme territoriale et la baisse des dotations ont fait débat lors de l'assemblée des maires de l'AMF 53.

Le financement des communes et l'avenir de l'organisation territoriale font débat.

Le financement des communes et l'avenir de l'organisation territoriale font débat.

Samedi 11  octobre, l'immense hall du parc des expositions d'Evron était presque plein. Mille chaises prévues et à peine quelques rangées vides. Le succès de l'assemblée générale de l'Association des maires et adjoints de la Mayenne ne se dément pas. Mais avec 42 % de renouvellement aux dernières élections municipales, beaucoup de nouveaux venus éprouvent le besoin de s'informer.


Baisse de la dotation


Et la réforme territoriale en cours à de quoi susciter des interrogations supplémentaires. Pour éclairer les débats, l'AMF 53 avait invité Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et vice-président de l'AMF national, en charge des finances publiques, et Estelle Grelier, députée de Seine-Maritime, en charge de la décentralisation au PS. Pour les élus locaux, le souci du jour était l'annonce par le gouvernement de la baisse des dotations aux collectivités locales de 11 milliards d'euros sur trois ans. Le président du conseil général Olivier Richefou a dénoncé “l’asphyxie financière” qui va entraîner “une baisse des investissements sur notre territoire départemental au détriment de l’économie locale et de l’emploi”. Alain Dilis, nouveau président d'AMF 53, appuie : “Nous ne pouvons pas accepter qu’après plusieurs années de gel, nos dotations soient amputées de 30 % entre 2014 e t 2017 alors que nos charges augmentent. Notre association appelle au réexamen de la réduction des dotations, à l’arrêt des transferts de charges des mesures normatives.” Philippe Laurent illustre : “Nous apportons des services de proximité qui nécessitent du personnel. Une crèche avec 50 berceaux demande 22 agents. C'est comme ça. Sur ces services, les gains de productivités ne sont plus possibles.”

Estelle Grelier s'est fait porte-parole de la majorité gouvernementale. Certes, “la baisse de la dotation générale de fonctionnement (DGF) ne sera pas sans effet”. Comment faire ? “La mutualisation est une tarte à la crème, qui n’a pas d'impact immédiat.” Selon elle, la piste à suivre serait de “territorialiser la DGF”, pour permettre une péréquation entre communes riches et pauvres. Elle invite à réussir “la prise du judoka, qui fait d'un mal un bien”. Pas sûr que sa pirouette ait convaincu…


Alain Dilis est par ailleurs revenu sur la réforme des rythmes scolaires pour “alerter sur le malaise grandissant, l’inquiétude, parfois l’exaspération, que cette réforme suscite dans nos communes”. Enfin, l'ancien agriculteur va appuyer pour accélérer l'approvisionnement local des cantines. “Je souhaite qu’une évaluation départementale soit réalisée, puis que des actions partenariales soient mises en place”.


Rémi Hagel



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Catégories : Politique

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