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France - 17-10-2014

Désorganisation des producteurs laitiers


La contractualisation entre producteurs de lait et industriel, qui doit organiser les relations commerciales après la fin des quotas laitiers en avril 2015, poursuit son existence chaotique. Début octobre, l’entreprise Bongrain a annoncé la baisse du prix d’achat du lait payé aux éleveurs pour le dernier trimestre 2014, ce qui n’est pas conforme aux contrats, dénoncent plusieurs organisations de producteurs (OP).


Les cours des produits laitiers sont en chute libre sur les marchés internationaux depuis août. Mais le calcul du prix du lait en France fait que la baisse n’aurait pas dû atteindre les producteurs hexagonaux avant début 2015. “Les entreprises regardent le moins-disant du mois, sans regarder le prix qu’ils proposaient le mois d’avant”, constate Yannick Dumaine, de l’OP de la vallée du Dropt. L’attitude du groupe coopératif Sodiaal fait grincer quelques dents : lorsque la coopérative propose un prix faible un mois donné, elle donne des arguments à ses concurrents pour imposer un prix bas aux producteurs. Sauf que les coopérateurs bénéficieront d’un complément de prix en fin d’année, pas ceux livrant au privé.


Vers un effet domino


Selon la Coordination rurale, la baisse du prix du lait par Bongrain montre que “les organisations de producteurs liées aux laiteries n'ont aucun pouvoir de négociation”, affirme-t-elle dans un communiqué du 8 octobre. “Inévitablement, les autres laiteries vont annoncer à tour de rôle la forte baisse du prix du lait”, anticipe-t-elle.


Souvent pointé du doigt, Lactalis, le n°1 du secteur, doit négocier avec ses OP le 15 octobre. “Tous les industriels regardent ce que va faire Lactalis, et la première entreprise qui arrachera un accord définira le prix pour tous les autres”, prévient Sébastien Amand, président de l’Union nationale des éleveurs livrant à Lactalis (Unell). “Les OP sont inefficaces et servent de prétexte aux entreprises auprès des producteurs”, constate-t-il amèrement. “L’affichage de partenariat et de co-construction que montrent les industriels, c’est de la poudre aux yeux : il n’y a pas de confiance”, regrette-t-il. Pour autant, il croit toujours que “les OP sont une solution”. Mais seulement si les éleveurs jouent le jeu : “Il faut se rassembler pour massifier les OP”, lance-t-il.


Vers des actions de justice


André Bonnard, trésorier de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), reformule le problème : “La question n’est pas celle des OP. Ce que montre Bongrain, comme Lactalis par le passé, c’est que les industriels peuvent s’asseoir sur les contrats”. La solution, pour la FNPL, est la possibilité introduite par la loi d’avenir agricole de mener des actions de groupes. “C’est à l’issue d’une procédure en justice que l’on pourra dire si la contractualisation marche ou pas”, tranche-t-il.




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Catégories : Lait

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