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Matériel - 10-10-2014

“En sans labour, il faut faire le tour de chaque parcelle, rien n'est systématique”

interview //// Jérémy Alusse, en Gaec à La Pommeraye (Maine-et-Loire), est en techniques sans labour depuis plusieurs années.

Qu'est-ce qui vous a décidé à passer au sans labour ? Je suis arrivé il y a deux ans sur l'exploitation, mais cela fait sept ans qu'on a arrêté de labourer, au sein du Gaec. Au départ, c'était pour gagner du temps et donc du personnel. Il s'agissait aussi d'essayer d'utiliser au maximum nos sols, puisqu'ils sont peu profonds. Mais l'aspect agronomique arrivait en second plan. De mon côté, j'avais été sensibilisé aux techniques sans labour (TSL) par un de mes profs quand j'étais en formation à Jallais. Cela m'avait fait réfléchir. On a aussi suivi une formation de trois jours avec Frédéric Thomas pour nous perfectionner. Comment se passe l'implantation chez vous ? On fait le tour de nos parcelles pour voir ce qu'il y a besoin de fissurer ou non. Selon le tassement, les saisons, on passe partout s'il y a besoin, ou non. On passe aussi le fissurateur au printemps pour les maïs, si besoin. Pour les semis, comment procédez-vous ? On a essayé beaucoup de choses : semer avec Easy-drill, déchaumer avant et passer l'Easy-drill ensuite. Et cette année on a tout déchaumé, fait un faux-semis puis ressemé avec un combiné. L'objectif c'est de réussir les couverts, mais le souci ce sont les limaces, parce qu'on a trop de mottes. Le faux-semis avec le combiné derrière est le meilleur compromis qu'on ait trouvé. Mais cela dépend aussi de la météo. Et pour le désherbage ? Les adventices, c'est compliqué à gérer. Le pulvé, on ne le met pas complètement de côté. On essaye de faire une rotation qui évite d'avoir trop de salissement. Quels couverts végétaux mettez-vous ? On met du radis chinois, du lin, du trèfle, de la phacélie, de la vesce, etc. Les couverts permettent d'assainir le sol assez rapidement. Les plantes assèchent nos terrains assez vite, et pompent aussi les nitrates, structurent le sol. Pour les détruire, normalement cela gèle, ou alors on broie. Mais on ne met pas de glyphosate. Au bout de sept ans de sans labour, où en êtes-vous ? On arrive quand même à éviter le tassement sur la plupart de nos parcelles, on évite l'érosion, le dérochement du limon. On n'a pas forcément gagné en rendement, pour nos cultures, mais on n'a pas perdu non plus. En revanche, on a gagné en tonnage de vers de terre à l'hectare ! Il faudrait aussi qu'on allonge nos rotations en ramenant du colza. Avez-vous eu des déceptions ? Oui, avec l'Easy-drill, à cause des limaces. Je pense que notre sol est à peine assez prêt. Il faut avoir une bonne activité microbienne. Je ne sais pas s'il y a un schéma type à respecter. Ce qui fonctionne chez nous ne marchera peut-être pas chez d'autres. Quels conseils prodiguer à ceux qui voudraient se lancer ? Il faut être très observateur, faire le tour de toutes les parcelles, parce que certaines doivent être fissurées et pas les autres. C'est vraiment au cas par cas. Le mieux, c'est peut-être de commencer par les prairies, mais chez nous ce n'était pas possible.

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