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Bovins lait - 10-10-2014 - Frédéric Gérard

Le secteur du lait de consommation appelle au “patriotisme économique”

ENTREPRISES

Le syndicat national du lait de consommation appelle au “patriotisme économique” pour sauver cette branche du secteur laitier. Face au bond des importations, il y a urgence.

L'industrie française conditionne 3,6 milliards de litres de lait par an. Mais leurs briques et bouteilles sont vivement concurrencées. “Les importations devraient bondir de 40 %” cette année.

L'industrie française conditionne 3,6 milliards de litres de lait par an. Mais leurs briques et bouteilles sont vivement concurrencées. “Les importations devraient bondir de 40 %” cette année.


"La filière française est déstabilisée”, les industriels “en grand danger”, avertit le syndicat national du lait de consommation. Au printemps 2013, Syndilait sonnait déjà l'alerte. “La problématique était différente, précise Emmanuel Vasseneix, l'un des responsables du syndicat. La raréfaction de la matière avait conduit à un renchérissement du produit, que les distributeurs ne voulaient pas suivre. Le lien direct a été la restructuration d'entreprises et la fermeture de sites industriels” - la fermeture de trois sites Candia en France, dont celui du Lude, les rapprochements de Coralis avec Agrial, et de Terra Lacta avec Bongrain. “Depuis, le prix du lait a augmenté de manière significative, mais le contexte a aussi changé. La tendance est à un surplus de matière première - or, 1 % suffit à déstabiliser le marché. Les pays d'Europe du Nord, notamment, ont augmenté leur production et se retrouvent avec du lait sur les bras, à cause de l'embargo russe. Malgré une faible valorisation, le lait de consommation sert de variable d'ajustement à nos concurrents européens. On retrouve ainsi beaucoup plus du lait venant d'Allemagne, de Pologne, de Belgique, d'Irlande, sur le marché français.”Les opérateurs nationaux évaluent que “les importations devraient augmenter de 40 %”. A l'inverse, “les industriels français recherchent surtout la valeur ajoutée, avec une production qui corresponde aux marchés”, affirme Emmanuel Vasseneix. Ils conditionnent 3,6 milliards de litres de lait par an.


Se soucier des incidences des volumes


Syndilait veut donc sensibiliser les clients acheteurs, en premier lieu la distribution, de “faire attention à ce qu'on fait”. “En Allemagne, ou en Belgique, on peut toujours essayer de mettre du lait français dans les rayons. Même à moins cher cela ne marche pas. Les distributeurs sont plus solidaires des entreprises nationales.” L'industrie du lait de consommation appelle au “patriotisme économique”. Elle en appelle aussi au soutien des politiques. “Les Allemands et les Hollandais ont produit comme des fous, sans se soucier des incidences, reprend Emmanuel Vasseneix. On ne vit pas dans un monde de Bisounours, mais il faut quand même être responsable !”Une nouvelle fois, le parallèle est fait aussi entre les consommateurs français et voisins. “Les Allemands ont compris depuis longtemps que ce qui était fabriqué chez eux payait les charges dans le pays.”

Patron de la Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel, dans le centre de la France, Emmanuel Vasseneix est conscient de la situation des éleveurs, a fortiori, en zone de déprise laitière. “Les trésoreries sont dans un état très compliqué. Sur certaines exploitations, les gens sont à l'agonie, certains ne sont pas encore remis de la crise de la crise de 2009-2010.” L'urgence ne concerne donc pas uniquement l'industrie laitière, mais bien l'ensemble des maillons du secteur.


Frédéric Gérard



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Catégories : Production laitière

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