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Porc - 10-10-2014 - Frédéric Gérard

“La cotation du porc, on la subit plus qu'autre chose, aujourd'hui”

Marché au cadran

Mickaël Guilloux, producteur de porc et responsable de la section syndicale mayennaise : “On n'a pas d'autre choix que d'accepter une baisse des cours, pour ne pas qu'il y ait trop de différentiel avec le prix allemand.” (photo archive)

Mickaël Guilloux, producteur de porc et responsable de la section syndicale mayennaise : “On n'a pas d'autre choix que d'accepter une baisse des cours, pour ne pas qu'il y ait trop de différentiel avec le prix allemand.” (photo archive)


Jeudi 2  octobre, une centaine de producteurs est venue assister à la séance du marché au cadran à Plérin (Côtes-d'Armor), à l'appel des trois FRSEA-JA de l'Ouest. “Nous sommes repartis , raconte Mickaël Guilloux, responsable de la section porcine de la FDSEA53. La cotation, on la subit plus qu'autre chose, aujourd'hui. On n'a pas d'autre choix que d'accepter une baisse, pour qu'il n’y ait pas trop de différentiel avec le prix allemand. Sinon, le risque est que cela engendre des retards d'enlèvements dans les élevages, donc des coûts de production supplémentaires.” Jeudi, le cours du MPB perdait 2,9 ct/kg. Lundi, la baisse s'est poursuivie, avec un cours qui est passé sous la barre de 1,20  euro (1,19  euro). Le MPB soulignait “le contexte européen catastrophique”, avec des baisses des cours de - 6 ct en Allemagne, de -6 ct au Danemark, de - 5 ct en Belgique, de - 5,7 ct en Espagne.

Communiquer pour inciter au “réflexe citoyen”


La FRSEA bretonne réclame l'aide au stockage privé, afin de fluidifier le marché. Suite à la séance de jeudi, les producteurs bretons se sont aussi rendus dans plusieurs grandes surfaces, aux alentours de Saint-Brieuc. Ils y ont constaté que, en plein bassin de production, et malgré les difficultés rencontrées par le secteur agroalimentaire, l'étiquetage des viandes françaises restait très relatif, voire quasi inexistant. Le travail de communication s'amplifie pourtant autour du “manger français”. Mais le contexte ne facilite pas une avancée en ce sens.


“Les pays du nord de l'Europe dégorgent de cochons, du fait de l'embargo russe et de l'augmentation de leur production, ces dernières années, poursuit Mickaël Guilloux. Et comme le pays le plus perméable et le plus proche, c'est la France…” Les syndicats appellent à un “réflexe citoyen” de la part des consommateurs, des distributeurs, et des entreprises. “Il y a surtout un problème avec les salaisonniers, qui influent sur le prix d'achat des abatteurs. On sent que le consommateur est attaché au local, mais il ne sait pas toujours que derrière les grandes marques (Herta, Fleury-Michon, Madrange, etc.), on retrouve souvent du porc étranger. C'est facile de le tromper en affichant du ‘jambon de Paris’ fait en réalité avec du cochon espagnol.”


Le mieux espéré s'estompe


La situation devrait s'améliorer cet automne, du moins, c'est ce qui se disait cet été. “Mais depuis, on voit vraiment l'impact de l'embargo russe”, commente le producteur mayennais. Le prix de l'aliment a baissé, parfois de 30 euros/tonne, “mais ça ne fera pas tout”. Et la Russie, qu'on prédisait en pénurie de cochon à l'entrée de l'hiver, a trouvé des approvisionnements en provenance de la Chine. Ce qui, par un jeu de chaises musicales en volumes, libère des marchés ailleurs. Mais auxquels les opérateurs se désolent de ne pouvoir répondre : la lenteur administrative française ne leur permettrait pas d'être prêts à temps pour répondre aux nouveaux appels d’offres à l'international.


Frédéric Gérard



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Catégories : Porcs

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