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Social - 03-10-2014 - Rémi Hagel

MSA : “On a comblé notre retard sur la protection agricole”

SOCIAL

Le directeur de la MSA Mayenne-Orne-Sarthe, Guy Ferron part en retraite. Il est remplacé par Chantal Pineau. Interview croisée mardi 30, le jour de la passation de témoin. Retour sur des décennies bouleversées et un avenir de défis.

Mardi 30  septembre, au Mans, Guy Ferron quittait son poste de directeur général. C’est Chantal Pineau qui le remplace désormais.

Mardi 30  septembre, au Mans, Guy Ferron quittait son poste de directeur général. C’est Chantal Pineau qui le remplace désormais.


Quels sont vos parcours ?

Chantal Pineau : Je viens de la MSA Côte-Normande (Manche-Calvados) où j’étais directrice adjointe. J’avais démarré dans la Manche en 1980. Je suis passée par la caisse centrale à Paris.

Guy Ferron : J’ai démarré en 1973 dans le Maine-et-Loire. J’ai gravi les échelons. En 1999, j’ai été nommé sous-directeur à Laval, puis directeur adjoint en 2004. Après la fusion en 2005, j’étais directeur en charge de la protection sociale, puis directeur général depuis 2010.


M. Ferron, quel était l’enjeu de la fusion des caisses ?


GF : La fusion était d’abord un acte politique, rendu nécessaire par la conjoncture économique. Le public agricole diminue, il fallait adapter le système, rechercher des pistes d’économies. Les pouvoirs publics souhaitaient passer de 70 caisses à 35 en 2010. Nous avons pris de l’avance, en démarrant en 2005. L’Orne et la Sarthe avaient déjà fusionné en 1995, c’était la première de France.


Comment cela s’est-il passé ?


GF : Il y a eu des étapes. En 2005, les directions étaient communes mais les caisses restaient départementales. A partir de 2008, on a commencé à spécialiser les sites. Aujourd’hui, il n’y a plus de service qui se répète d’un site à l’autre. Cela s’est passé en interne, sans affecter le service aux adhérents. Mais pour les salariés, ça bouscule. On n’a jamais imposé de mobilité géographique. On a opté pour des mobilités fonctionnelles [l’agent qui voulait rester vivre dans son département changeait de métier au sein de la caisse). On est passé de 600 salariés en 2005 à environ 500 aujourd’hui.


Ce bouleversement a-t-il porté ses fruits ?


GF : Oui, on tire aujourd’hui profit du travail de ses dernières années. Les indicateurs sont au vert. Sur le coût de gestion, nous sommes classés 10e sur 35 caisses, et 4e sur le respect de la convention d’objectif et de gestion signée avec l’Etat.


Un rapport de la cour des comptes pointe les rémunérations élevées des cadres dirigeants (plus de 100 000 euros bruts annuels en moyenne). Comment le justifiez-vous ?


GF : A la Caf, ils ne gèrent que la famille, à la CPAM, l’assurance maladie, nous, on touche à toutes les branches : famille, maladies, retraites, etc.

CP : Depuis 2006, on est piloté par l’Etat, avec des objectifs. On perçoit une part variable de rémunération, en fonction de la réalisation de ces objectifs. L’évolution de cette part semble importante [+179% depuis 2009) mais c’est relatif puisqu’on partait de zéro.


Pour les adhérents aussi, ça a bougé ces dernières années


GF : Oui, depuis peu, on a comblé le retard qu’on avait sur la protection agricole, enfin ! Aujourd’hui, l’exploitant agricole a la même protection que le salarié. Depuis le 1er janvier 2014, il bénéficie des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

CP : Au 1er janvier, nous avons aussi récupéré le régime d’assurance Gamex, et ses 200 salariés (au niveau national). A terme, ces 200 postes devront disparaître pour économiser encore. La réunification des régimes fait économiser 20 millions d’euros.


Mme Pineau, quels sont les chantiers qui vous attendent ?


CP : Nous allons continuer à améliorer les résultats, à réduire les coûts. Cela s’articulera en fonction des personnes en place, et de leur évolution dans leur poste de travail.

L’évolution des outils informatiques va continuer. Cela modifie l’organisation de nos services, permet des gains de productivité. On aura de plus en plus de services sur internet. Pour l’adhérent, c’est contrebalancé par une politique de rendez-vous individualisés.

Au niveau du réseau, on poursuit la mutualisation entre caisses. Sur des petites législations, par exemple les dossiers d’invalidité, la caisse Mayenne-Orne-Sarthe assure la gestion pour toutes les caisses du Grand-Ouest. Pour les retraites internationales, c’est la caisse d’Armorique. De plus en plus, on va se partager ces travaux.

GF : Malgré ce qui a été réalisé, il y aura d’autres efforts de restructuration à faire.


Un rapprochement avec le régime général ?


GF : Non, cette question n’est plus du tout abordée, grâce à tous ces efforts qu’on a fournis !

CP : Cela dit, il existe des partenariats avec le régime général, pour éviter les doublons. Par exemple, un seul liquidateur gère le dossier de retraite des personnes qui ont travaillé dans plusieurs régimes. On travaille en commun sur l’action sociale pour les personnes âgées (prévention des chutes, demandes d’aides ménagères, etc.).


Rémi Hagel




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Catégories : Mayenne Sarthe

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