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Mayenne - 03-10-2014 - Frédéric Gérard

Directive Nitrates : plus de souplesse mais “attention aux pièges”

REGLEMENTATION

La chambre d'Agriculture organise 13 réunions sur le 5e programme d'actions de la directive Nitrates. Des nouveautés sont à prévoir, mais globalement, la Mayenne profite de son engagement passé.


"Il faut se rappeler que les négociations pour cette nouvelle directive se sont toujours déroulées, depuis 2009, sur la base du contentieux européen”, souligne Sylvain Le Graët, responsable de l’'équipe agro-PV (productions végétales) de la chambre d'Agriculture, qui a participé aux discussions régionales avec l'administration. Comme l'a encore montré la décision de justice du 4  septembre, la France a un couperet au-dessus de la tête… Elle doit se montrer la plus volontariste possible pour respecter ses engagements sur la reconquête de la qualité de l'eau, aux yeux des institutions de l'UE.

“La Mayenne s'en tire plutôt”


En ce qui concerne la Mayenne, les mesures présentées devraient a priori suffire. “En classant le département entièrement en zone vulnérable, dès 1996, cela a sans doute fait beaucoup réagir. Mais cela a aussi aidé les agriculteurs à profiter des plans bâtiments PMPOA I et PMPOA II, rappelle Sylvain Le Graët. Et nous avions été plus avant-gardistes, peut-être plus ambitieux, que d'autres départements pour mettre en place le 4e programme Nitrates.”Pour ce 5e programme, “la Mayenne s'en tire plutôt bien par rapport à d'autres départements, parce que ses responsables ont accepté de s'engager il y a 15 ans, insiste à son tour Bruno Rouland, élu référent des dossiers agro. Ce qui fait qu'on a amélioré la qualité de l'eau, et que, par le biais de nombreuses formations notamment, il y a eu une vraie prise de conscience de ces problématiques chez les agriculteurs.” Toutefois, l'éleveur met en garde contre “les quelques pièges” de ce nouveau programme.


Stockage et seuil dérogatoire


Bruno Rouland retient notamment deux points. Le stockage des effluents, tout d'abord. “On aimerait que l'administration nous apporte un peu d'éclaircies sur ce sujet. Tous les éleveurs ont augmenté leur cheptel, ces dernières années, avec les relèvements des quotas laitiers. Les capacités de stockage sont donc à saturation.” Et “pour ceux qui sont en tout maïs, il n'y a plus qu'une fenêtre d'épandage possible...” Plus critique encore, à ses yeux, le stockage au champ, en particulier pour les aviculteurs : “Les poulets doivent rester au moins deux mois en bâtiment pour que le fumier puisse être laissé au champ. Ce n'est pas le cas du standard, les éleveurs vont devoir investir dans des fumières.”


D'autre part, un aspect positif en terme agronomique, aux yeux des responsables, est tempéré : “Il n'y a plus de plafond, mais un seuil d'alerte. Les agriculteurs vont pouvoir dépasser les 210 unités d'azote par hectare. Ce qui peut paraître logique, par exemple, sur les sols du sud-Mayenne. Mais il faudra pour cela remplir une dérogation, ce qui va faire des papiers et des risques de contrôles en plus”, regrette Bruno Rouland.


Anticiper plus assolements et épandages


La déclinaison régionale (et non plus départementale) de la directive Nitrates semble faire bénéficier les agriculteurs mayennais de “souplesses”. Mais à cela vient s'ajouter une certaine complexité ; seul réel changement pour les épandages. Exemple : les fumiers bovins de type II étaient admis sur des cultures d'automne ou du maïs. Désormais, il faudra les distinguer de trois sortes : s'ils ne sont pas épandus avant une Cipan ou une dérobée, s'ils précèdent une Cipan ou encore, s'ils précèdent une dérobée. “Ce n'est pas plus contraignant, mais cela va obliger les agriculteurs à anticiper davantage leurs périodes d'épandages, en fonction de leur assolement”, note Sylvain Le Graët.


“Rester collectivement raisonnable”


Quelques questions demeurent, sur ces nouvelles mesures. Mais “quand un agriculteur a des compétences agronomiques et techniques, il s'en sortira plutôt bien”.Agronome et élu Chambre appellent néanmoins à rester prudent, “au moins le temps du 5e programme”. D'une part, parce que rien n'est acquis : l'analyse européenne des engagements pris par la France peut toujours conduire à un renforcement des programmes en Pays-de-la-Loire, et pas seulement en Sarthe et en Maine-et-Loire (qui se voient imposer une extension de zone vulnérable). D'autre part, l'amélioration de la qualité de l'eau constatée ces dernières années en Mayenne reste fragile, insiste Sylvain Le Graët. “Il faut collectivement rester raisonnable” dans ses pratiques, et “faire preuve de bon sens paysan”, commente Bruno Rouland.


Frédéric Gérard


Du 6  octobre au 6  novembre, 13 réunions à travers la Mayenne, toutes à 20 h 30. En partenariat avec Clasel et les syndicats FDSEA et JA. Les réunions ont lieu à 20h30

- lundi 6 octobre, salle St-Charles à Méral ; 

- mardi 7, salle Louison Bobet à Loiron ; 

- mercredi 8, salle de la mairie à St-Aignan-sur-Roë ;

- jeudi 9 octobre, salle des fêtes du Bignon-du-Maine ; 

- vendredi 10, salle Choiseau à Azé ;

- lundi 13, Maison des agriculteurs de Laval ;

- lundi 20, salle des fêtes de Contest

- mercredi 22 octobre, salle des Loisirs de Charchigné ; 

- jeudi 23, salle des Croisettes à Evron ;

- vendredi 24, salle Lys à Villaines 

- lundi 3 novembre, salle polyvalente de Brécé ; 

- mardi 4 novembre, salle Constant Martin à Ernée ; 

- jeudi 6, salle de la Pérelle à Landivy. 


Informations : 02 43 67 38 75.



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Catégories : Environnement

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