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France - 26-09-2014 - Sabine Huet

Optimiser le potentiel de la parcelle avec les drones

EVENEMENT //// Agriculture de précision

Pour maximiser le rendement, les agronomes mettent en avant les drones et la modulation intra-parcellaire. Les chambres d'Agriculture s'équipent. Quelques explications pour cette technologie d'avenir.

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"Le drone est guidé par GPS, il est complètement autonome. Moi, je contrôle un plan de vol à partir d'une station fixe sur ordinateur”, explique Thibault Leroy de la chambre d'agriculture de la Somme lors de la conférence à Innov'agri le 2 septembre dernier. La chambre picarde s'est en effet équipée d'une aile volante Airinov et a formé ses agronomes à cette nouvelle technologie. Elle propose aux agriculteurs la prestation sur colza et blé, pour un tarif de 12 à 15/ha. L'appareil vole à 150 mètres d'altitude au-dessus des obstacles et sous les nuages. Un capteur multispectral, greffé sur le drone enregistre la lumière réfléchie par le couvert végétal. “Le capteur perçoit les disparités quatre fois mieux que l'œil humain.” La fourchette de résolution au sol est de 10 à 30 cm par pixel “c'est même trop précis pour les besoins des agriculteurs”, précise l'ingénieur. Quatre longueurs d'onde sont enregistrées par le capteur. Les images brutes sont stockées sur une carte mémoire ou émises en direct vers le sol. Elles sont ensuite traitées et analysées par un modèle agronomique et interprétées par les conseillers. Objectif : apporter des préconisations localisées et établir une carte directement lisible par l'exploitant.

Trois niveaux de conseils


A ce jour, la principale finalité du drone concerne l'identification des zones de déficit azoté. Le but étant de moduler la fertilisation azotée au niveau intra-parcellaire, comme le propose d'ailleurs la plupart des outils satellitaires. En fonction des potentialités de gestion de l'épandage, le conseil est adapté. Pour les agriculteurs non équipés d'outil de guidage ou de modulation, la préconisation fixera la dose moyenne la plus juste à apporter sur la parcelle. Les agriculteurs qui ajustent manuellement la fertilisation par grande zone, dans une parcelle hétérogène, se verront fournir une carte indiquant la dose à apporter par ces grandes zones précisément délimitées. Enfin, la modulation intraparcellaire permet d'ajuster la fertilisation azotée au plus près des besoins. L'ingénieur mise sur cette dernière application “ça se développe considérablement, l'idée est d'intégrer la cartographie avec les préconisations dans l'outil de guidage, directement dans le boîtier du tracteur”.


Quels avantages par rapport aux satellites ?


Le satellite ne perce pas à travers les nuages ce qui empêche la prise des données certains jours. De plus, il ne passe pas forcément au-dessus des parcelles au moment où l'agriculteur en a besoin. Le drone lui, volant en dessous des nuages, est opérationnel même par temps couvert et peut voler sur la parcelle le jour où on le souhaite. A condition tout de même que le vent soit inférieur à 60 km/h et qu'il ne pleuve pas. Par ailleurs, le drone offre une meilleure précision centimétrique et plus de réactivité ”le conseil et les cartes sont délivrés en 3 à 4 jours”, avance Mathieu Catonnet, ingénieur à la chambre d'agriculture de la Somme. Trop cher pour une exploitation (il faut compter 18 000 euros pour le drone, le capteur et la formation), le matériel peut être amorti au sein d'une coopérative ou d'un organisme de conseil.


Sabine Huet




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