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Mayenne - 26-09-2014 - Frédéric Gérard

Retours positifs après la réunion sur les viandes de France

ORIGINE DES VIANDES

Des engagements ont été pris pour servir davantage de viandes françaises dans les assiettes mayennaises. C'est ce qui ressort d'une réunion à la préfecture le 22  septembre.


Les participants ressortent visiblement convaincus, avec un discours optimiste. Une table ronde a réuni lundi, en préfecture, une vingtaine de personnes : parlementaires, représentants des services de l'Etat, de producteurs (FDSEA), de consommateurs (UFC), de la distribution (Intermarché, Leclerc), de la restauration (à Laval). “C'est la première fois que cela arrive, dit, de mémoire, Nicolas Touchard, directeur de la FDSEA. Cela montre au moins que les élus et l'Etat ont pris le dossier en mains, enfin.”

Des opérateurs ont changé


Les viandes françaises vont donc profiter d'engagements. Les distributeurs mettront en avant le logo “Viandes de France”. Les commandes de la restauration hors domicile (RHD) joueront aussi davantage “local”. Depuis le mois de juillet, les approvisionnements de la Caféteria Casino seraient déjà passés de 0 à 95 % en viandes françaises. Son gérant aurait expliqué que c'était grâce à l'action syndicale. “On l'a fait réfléchir et prendre conscience” de l'enjeu, commente Nicolas Touchard.


Le responsable des achats du groupe KFC s'est lui déclaré volontaire pour “inverser la tendance” entre les différentes viandes de volailles vendues dans les 159 restaurants de l'enseigne ; actuellement, le rapport est de 30 % contre 70 % à l'avantage des viandes étrangères. Le groupe a déjà investi pour trouver des solutions avec l'amont.


Collectivités : à la recherche de parades juridiques


Les collectivités publiques sont également appelées à jouer dans ce sens. “87 % de la volaille consommée en RHD est importée”, rappelle Jacky Bachelot, président du groupement Cam et élu chambre. La chambre d'Agriculture et l'AMF (association des maires) ont déjà rédigé un cahier des charges pour apporter des solutions en ce sens face aux appels d'offres. Le préfet compte s'appuyer dessus et “voir comment on peut mettre en œuvre ce travail”. Le tout est de jouer les équilibristes d'un point de vue juridique : en effet, privilégier la provenance locale des produits peut rapidement être assimilé à un vice de concurrence. L'idée est aussi de “montrer aux parents d'élèves que les viandes françaises peuvent arriver à des prix compétitifs”, insiste le préfet Philippe Vignes.


La Mayenne veut faire école


Le préfet proposera une nouvelle réunion, avec plus d'intervenants, afin de “réfléchir à des contrats de filières”. Guillaume Garot, l'un des parlementaires présents à la réunion de lundi, souhaite que les transformateurs y soient désormais associés [lire ci-dessous]. “Il faut être humble, nous n'allons pas tout régler au niveau de la Mayenne, reconnaît Philippe Vignes. Mais si on peut propager une bonne idée du département au niveau national, il faut y travailler.”

En conseil fédéral cette semaine, la FNSEA devait aborder le sujet.


Frédéric Gérard




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Catégories : Viande syndicalisme

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