• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > Le Parc Normandie-Maine accueille les nouveaux élus
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 26-09-2014 - Nathalie Barbe

Le Parc Normandie-Maine accueille les nouveaux élus

DECOUVERTE

Ils ont randonné sous un soleil de plomb ! Le 6 septembre dernier, une centaine d’élus des communes du Parc découvrait, à travers quatre circuits, des actions concrètes menées sur des thématiques variées. Ici, la ferme de Lucé (61), située à 17 km de Lassay-les-Châteaux (53).

Le groupe d’élus autour de Régis Vécrin, conseiller à la chambre d’agriculture de l’Orne et détaché sur le projet de maîtrise des énergies dans les exploitations du Parc naturel régional Normandie-Maine.

Le groupe d’élus autour de Régis Vécrin, conseiller à la chambre d’agriculture de l’Orne et détaché sur le projet de maîtrise des énergies dans les exploitations du Parc naturel régional Normandie-Maine.


Quatre bus. Quatre circuits. Et une flotte de guides pour commenter des visites soigneusement préparées. Depuis les municipales de mars dernier, le Parc compte de nouveaux élus dans ses communes. “Il nous a donc semblé important de leur présenter notre fonctionnement et nos projets” explique en préambule la présidente Maryse Oliveira. Pour nous, ce sera le circuit n° 2. Direction Lucé, chez Gérard Grandin. L’agriculteur est engagé depuis mai 2012 dans un programme de maîtrise d’énergie. Un projet pilote mené avec quatorze autres fermes du Parc naturel, dont six en Mayenne et en Sarthe. Le programme est chapeauté par Régis Vécrin, de la chambre d’agriculture de l’Orne et Bulle Pouzoulet, chargée de mission au Parc.


Abandon de l’ensilage maïs et valorisation des prairies


Il y a trois ans, Gérard Grandin reprend l’exploitation laitière de ses parents : 57 hectares de céréales, maïs et blé ; 70 Prim’Holstein et un atelier d’engraissement de taurillons. Peu rentable, l’atelier est fermé. Puis l’éleveur décide de faire évoluer son système d’exploitation. “L’objectif premier, c’était de passer en bio et de dégager un salaire équivalent à mon ancien poste d’animateur au Civam AD 53. La maîtrise de l’énergie est venue avec.” Sensible au témoignage d’Erwan Leroux – “un éleveur finistérien qui a misé sur le métissage pour bâtir un modèle génétique adapté à son système de production basé sur la mono traite et les vêlages groupés” - Gérard Grandin cherche son propre équilibre. Et file vers un modèle laitier 100 % herbe. Un objectif atteint cet été. Tout son travail depuis trois ans a donc consisté à restaurer les prairies. “C’est beaucoup de stress. Au pic de croissance, en avril mai, il faut être régulièrement sur les parcelles. Surveiller la pousse et voir comment elle réagit en fonction du climat” explique l’éleveur. Sur un sol séchant et humide, il s’est orienté vers du trèfle blanc, de la fétuque et du ray-grass pour sa valeur fourragère. “Je travaille avec un planning de pâturage. Je me cale dessus d’une année sur l’autre.” Les vaches, qui passent moins de trois mois en bâtiment, tournent tous les trois jours d’un pâturage à l’autre. 


En trois ans, l’éleveur a réduit l’apport en concentré. “Je suis à 0  euro quand mes parents alignaient une facture de 4 500 euros ! Et avec 250 000 litres de lait dès ma première année d’exploitation, ma production est supérieure aux meilleures années de mes parents.” En calant la production laitière sur le besoin en herbe, “l’économie d’énergie se fait toute seule”. Avec une fauche par an, c’est aussi moins de mécanique et moins de fuel. “Mon système est viable et cohérent même avec une baisse de la production laitière.” En 2012, à la reprise de l’exploitation, les vaches produisaient entre 8 000 et 9 000 litres de lait. Aujourd’hui, la moyenne se situe entre 4 000 et 4 500 litres. Elle baissera encore lorsque l’éleveur passera en mono traite. Parallèlement au travail de valorisation des prairies, Gérard Grandin a lui aussi misé sur le métissage. “La Prim’Holstein française est peu adaptée à un système tout herbe.” Il a donc réintroduit de la Jersiaise et de la Rouge suédoise pour obtenir “un animal apte à la mono traite, capable de transformer un fourrage grossier, fertile et avec un bon niveau de production.” En novembre prochain, le Parc dressera avec l’Inra un premier bilan du travail effectué par le groupe pilote auquel appartient l’éleveur.


Nathalie Barbe




Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services