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France - 05-09-2014 - Rémi Hagel

Investir ou non, l’heure du choix pour les éleveurs laitiers

EVENEMENT / Investir demain

La perspective de la libération des volumes pousse certains éleveurs laitiers à investir. Certains, pas tous... Beaucoup attendent encore d’y voir plus clair. On est à un tournant.

Regroupements d’exploitations et perspective de hausse des volumes : deux éléments qui conduisent certains éleveurs à investir dans les robots de traite.

Regroupements d’exploitations et perspective de hausse des volumes : deux éléments qui conduisent certains éleveurs à investir dans les robots de traite.


En lait, on distingue trois types de comportements, constate Jean-Marie Séronie, responsable de la veille économique du CER France. Ils représentent chacun un tiers des éleveurs (comme l’avait constaté Sodiaal chez ses adhérents) : “Il y a ceux qui sont en repli. Puis, ceux qui sont en vitesse de croisière : ceux-là vont plutôt chercher à saturer leurs outils existant. Et il y a ceux qui cherchent à s’agrandir. Ces agrandissements s’accompagnent souvent de restructuration, pour améliorer les conditions de travail. Par exemple, on regroupe les productions sur un même site. Le matériel peut être renouvelé à cette occasion. Ces gens-là investissent. Comme ce sont des exploitations dynamiques depuis longtemps, elles ont été dans les premières à réaliser les mises aux normes au début des années 2000. Leurs prêts sont donc amortis et elles ont retrouvé des marges de manœuvre.” Les installateurs de machines à traire ne sont pas à plaindre. Par exemple, les Ets Dardenne-Bretonnière vont installer environ 50 robots de traite cette année.

A la veille de la fin des quotas, la Banque populaire de l’Ouest dresse deux constats : d’un côté, le secteur tire les investissements en “usines à traire” (robot, roto, etc). Ce sont des investissements à 120 000 - 140 000 euros. Mais de l’autre, une partie des éleveurs freine. Ils attendent de savoir si les laiteries, qui géreront leurs contrats, leur octroieront les rallonges espérées. Cette attente se dénoue, des réponses sont espérées au Space. Raphaël Lucchesi, président du Sedima, confirme : “Les gens sont restés longtemps dans l’attente, avant d’investir. Aujourd’hui, ils connaissent mieux les règles de l’après-quotas. On sent que de vrais projets d’investissements sont en train d’être lancés.”


Le lait sur la voie du porc ?


La conjoncture laitière porteuse pourrait être troublée par l’embargo russe. La FNPL prévient d’ailleurs que “l’embargo russe ne doit pas servir de mauvais prétexte à l’aval de la filière” pour baisser le prix du lait.

Mais sur le fond, Guy Lermercier, de Cogedis, analyse : “On est en phase de mouvement. Il y a des gens qui arrêtent et d’autres qui préparent l’après-quota. Les facteurs limitants seront l’accès au foncier, et surtout les contraintes environnementales et la main-d’œuvre. On peut observer la production porcine : il n’y a pas de quota, mais l’effectif n’a pas explosé pour autant, car la production reste dépendante du quota d’azote. Sur la main-d’œuvre, passer en Gaec demande de travailler à plusieurs. C’est parfois très compliqué. L’une des solutions sera la re-spécialisation, comme en porc avec les maternités collectives.”


Rémi Hagel




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