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France - 22-08-2014

La filière caprine rêve de jours meilleurs en 2015

En 2010, une surproduction nationale couplée à un afflux d’importations a inversé la dynamique jusqu’ici positive du lait de chèvre. Engluée depuis dans une crise en spirale, la filière espère s’en extraire l’an prochain. Phénomène rare dans l’alimentaire, les symptômes se ressentent jusqu’au consommateur.

"Il y a une pénurie de lait, nous sommes obligés de faire des arbitrages entre les différentes références”, explique Dominique Verneau, directeur de la production Triballat et président de l’Anicap (interprofession). “On privilégie les produits qui ont une forte rentabilité.” De ce fait, des produits premiers prix ont disparu des rayons, ce qui impacte la consommation. Depuis le début de l’année, les achats des ménages en fromages de lait de chèvre ont diminué de 6,8 %, d’après le Kantar Worldpanel [chiffres juin]. La baisse atteint 11,7 % pour les bûchettes, qui représentent la moitié des volumes vendus.


Des prix encore trop timides

La situation tend à s’améliorer. Une reprise de la production est espérée en 2015. Mais la collecte ne devrait pas redevenir “correcte” avant 2017. Si elle baisse moins que l’an dernier (-10 % par rapport à 2012), elle a encore reculé de 2 % par rapport à 2013, sur la période de janvier à mai, indique FranceAgrimer. L’office juge possible une recapitalisation du cheptel, encouragée par l’augmentation du prix du lait (+6,7 % au premier trimestre). Le président de la Fnec (fédération des éleveurs) veut y croire. “Mais ce sera compliqué car les trésoreries des éleveurs sont très basses, observe Jacky Salingardes. Il n’y a quand même pas un engouement énorme, et ceux qui ont arrêté ne reviendront pas.” De plus, si “le prix du lait est élevé (702€ au T1), les hausses des charges ne sont pas totalement compensées”. Et les coûts de production (indice Ipampa) progressent encore en 2014.

“La perte de revenus touche les gros comme les petits élevages, les producteurs ne pourront pas trouver leur salut dans la hausse de la productivité”, souligne Dominique Verneau. “Avec un revenu au plus bas chez les producteurs de lait, nous sommes en incapacité d’attirer les installations et d’entraîner une augmentation de la production.”


Un geste des GMS 
pour regarnir les rayons

“La grande distribution doit passer des hausses, la situation n’est pas tenable. Ils n’ont pas le choix s’ils veulent des produits en rayons”, insiste Jacky Salingardes. “En mars, nous avions réussi à faire comprendre à la grande distribution que sa stratégie était dangereuse, témoigne Dominique Verneau. Mais ils ont recommencé leur guerre des prix en mai, avec des prix aux consommateurs qui ont baissé.” Un geste en GMS ne semble pas insurmontable, pourtant : “Une hausse de 30 à 50 euros les 1000 litres de lait, ça fait moins d’un euro par an par ménage”, calcule la Fnec.

La balle est désormais dans le camp des distributeurs. Mais c’est sûr, “il y aura une nouvelle pénurie de fromage à la fin de l’année”. La production va chuter à partir d’octobre, avec le tarissement des animaux.

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Catégories : Caprins

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