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Autres cultures - 06-03-2003

Un nouveau système de traitement du lisier

«Grâce à notre système, un agriculteur dont la surface d’épandage est trop restreinte se retrouvera avec moins de lisier à épandre » se félicite Louis Rolland, patron de CRD. Le traitement du lisier se fait en plusieurs étapes : dans un premier temps, un séparateur de phases permet de dissocier le compost du liquide. Le séparateur, déjà commercialisé par l’entreprise, permet de réduire d’un tiers les volumes de lisier brut.
Puis la partie liquide passe dans un filtre à tamis vibrant qui va filtrer à 50 microns (contre 500 pour le séparateur de phases pour du lisier de porc, 1 mm pour les bovins). Là encore, du compost est récupéré.
Le liquide filtré est stocké dans une fosse. Pendant 24 h d’affilée, une pompe fait passer le liquide dans un lit bactérien : une grande tour de 7 m de haut et de 3 m de diamètre, en « nid d’abeille ». Le liquide est lâché en haut, redescend et retourne dans la fosse, d’où il est pompé à nouveau, en circuit fermé.
Ceci fait, on laisse tout reposer dans un bassin de décantation pendant 24 h. Les boues issues de cette décantation retournent au début de la chaîne pour être retraitées tandis que le liquide est envoyé dans un système de lagunage : plusieurs bassins de réception plantés de roseaux ou de plantes flottantes. Et ceci dure une dizaine d’années. Il ne restera ensuite qu’une tourbe dont l’azote aura été consommé par les roseaux. « En clair, il ne reste que le compost à épandre » conclut Louis Rolland.
Qui dit simple, dit fiable
Ce processus réunit plusieurs techniques qui existaient, mais qui n’étaient pas reliées. Il a été mis au point en relation avec des Canadiens. « Le point fort de ce concept que nous avons créé (et pour lequel nous avons déposé un brevet) est que c’est un système simple. Qui dit simple, dit fiable, explique le patron de CRD Développement. Cela demande peu d’entretien, la consommation électrique est faible, aucun rajout de bactérie n’est nécessaire, le système est autosuffisant. » Il poursuit : « Nous avons voulu créer un principe qui soit individuel pour supprimer les coûts de transports de lisier. » L’investissement à envisager est de 75 000 e, auquel il faut ajouter les lagunes.
CRD Développement ne manquerait le Sima sous aucun prétexte. « Cela nous permet de trouver des marchés à l’export » confirme Louis Rolland, qui a déjà une clientèle au Japon, et plusieurs demandes émanant d’Israël, du Québec et de pays européens. Le constructeur y trouve son compte : « Si j’envoie un racleur dans le sud de la France, cela va me coûter 534 e de frais de port. Si j’en envoie 8 au Japon, je n’en aurai que pour 1830 e. Ce qui compte, c’est le nombre. »
Le système de traitement a trouvé au Sima d’autres clients que les agriculteurs. Il a séduit une conserverie, un vignoble et une petite laiterie.
CRD : 02 43 30 45 90 (Ernée)
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